A la suite de la mort de Borhan Mozafar Hani, le chef islamique de Hizb-ul Mujahideen, l'un des multiples groupes qui combattent les autorités indiennes depuis des décennies pour l'indépendance du Cachemire, ses partisans se sont rassemblés par milliers dans les rues, défiant le couvre-feu.

Près de 300 personnes, dont 100 policiers, ont été blessées dans les heurts et les hôpitaux sont débordés.

Une association de médecins de la région affirme que des manifestants blessés ont été visés par des tirs de gaz lacrymogène alors qu'ils étaient soignés dans une salle d'urgences d'un hôpital.

"Ils (les manifestants) ne devraient pas aller jusqu'au point où des hommes armés sont contraints d'ouvrir le feu", a dit le porte-parole de l'exécutif Nayeem Akhtar dimanche.

000_d37qn

L'exécutif de l'Etat du Jammu et Cachemire a appelé au calme et a coupé les liaisons téléphoniques et l'internet pour empêcher la propagation des manifestations.

L'Inde et le Pakistan se disputent le Cachemire depuis 1947, chacun des deux pays revendiquant cette région montagneuse dans son intégralité. Des groupes rebelles combattent les troupes indiennes déployées dans la région pour obtenir l'indépendance ou le rapprochement avec le Pakistan.