21 ans de souffrance et d’un interminable deuil, rendu impossible dans bien des cas par la recherche désespérée des dépouilles des 8000 martyrs musulmans,se sont écoulés depuis ce mois de juillet 1995 mortifère où une effroyable épuration ethnique fut commise à nos portes, conduisant à la mort par centaines des hommes bosniaques, jeunes et moins jeunes, à Srebrenica, la ville à jamais marquée par l’empreinte de la barbarie à visage humain.

Souvenons-nous de son long cortège de familles musulmanes terrorisées, persécutées et démembrées, et de ses 8 000 victimes masculines pétrifiées, ces maris, pères, fils, oncles ou encore grands-pères qui furent exécutés froidement, les yeux bandés, après avoir été séparés de leurs proches, emprisonnés et torturés.

N’oublions jamais l’horreur de ce génocide contemporain, sa mare de sang et ses charniers, qui a frappé, méthodiquement et en plein cœur, le Vieux Continent qui prétendait pourtant avoir éradiqué l’engeance du mal en son sein.

Nous partageons avec vous les deux vidéos ci-dessous pour résister à l’amnésie collective, savamment entretenue par les médias mainstream, en mémoire de ces 8 000 hommes bosniaques musulmans innocents qui ont péri dans un massacre de masse perpétré par des bouchers serbes, dont Ratko Mladic et Radovan Karadzic.

Le deuxième reportage a pour cadre le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), institué le25 mai 1993 par la résolution 827 du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations unies, afin de poursuivre et de juger les personnes s'étant rendues coupables de violations graves du droit international humanitaire sur le territoire de l'ex-Yougoslavie à compter du 1er janvier 1991.

Les témoignages circonstanciés et poignants se sont succédé à la barre, se révèlant tous plus accablants les uns que les autres pour la fameuse communauté internationale. Le TPIY qualifiera les crimes planifiés contre les musulmans bosniaques par la seule désignation appropriée à leur monstruosité : un génocide.