Sous les cieux de Birmanie embrasés par les flammes de la haine qui se propagent sous le regard complice de la nobelisée Aung San Suu Kyi, ainsi que de la communauté internationale, extraordinairement atone et muette, ravageant des mosquées, des commerces appartenant à des musulmans, et faisant un long cortège de victimes parmi les Rohingyas - ces damnés de la terre musulmans et apatrides, persécutés et massacrés sans relâche par des moines bouddhistes fanatisés à l’extrême - une énième salle de prière musulmane vient d’être profanée, saccagée et réduite en cendres dans l’Etat du Kachin.

Prise d’assaut par une foule hystérisée, transformée en meute sauvage, qui a pénétré dans l’enceinte sacrée en hurlant, munie de longs couteaux acérés et de lourds bâtons, la mosquée située à Hpakant, une ville minière au nord du pays, a été entièrement dévastée, avant d’être incendiée par des pyromanes assoiffés de vengeance.

"La foule était incontrôlable. Le bâtiment a été rasé par les émeutiers", a relaté leGlobal New Light of Myanmar, en indiquant que les violences avaient éclaté à la suite d'une dispute au sujet de la construction d’une mosquée et que les redoutables vandales, connus de tous, sont libres comme l’air.
 
En l’espace de huit jours, les musulmans de la région ont assisté, impuissants et terrifiés, à la seconde destruction planifiée d’une mosquée par des habitants déchaînés qui s’emploient, en toute impunité, à raviver le brasier incandescent de la purification ethnique orchestrée par le pouvoir en place.