Tout le voisinage de la vieille ville d’Acre attend chaque nuit le son du tambourin et la voix de Michel Ayoub. Habillé de la tête aux pieds avec le traditionnel costume syrien, le Shami, coiffé d’un keffieyeh blanc, et keffieyeh palestinien sur les épaules, il part au milieu de la nuit faire sa tournée des villages et quartiers.

 Il perpétue la tradition du « masharati »: celui qui a la responsabilité de réveiller les jeûneurs pour le Souhour.

Depuis plus d’une dixaine d’années, et de manière volontaire, ce chrétien de 40 ans prend sa responsabilité très à coeur et dit ne jamais avoir rencontré de problème.  » Tout le monde est respectueux et m’encourage. Je passe à travers plusieurs petites villes, pas seulement Acre. Je me rends aussi dans mon propre village, Makr, (…) et Abu Snan. Parfois, je reçois l’invitation de traverser d’autres villages car les gens aiment ça, ils aiment la tradition ».

Quelques chaînes arabes ont même consacré un reportage à ce « Masharati » chrétien pour démontrer qu’en ces périodes tragiques de guerres dans la région,  » ce n’est pas la peine de se massacrer les uns les autres. On peut bien vivre ensemble »