L’ex président s’est une nouvelle fois fait remarqué par ses propos pointant du doigt les musulmans de France.

Une attaque de plus

Nicolas Sarkozy, qui n’est pas officiellement en campagne, a tenu mercredi soir un meeting au cours duquel il s’en est encore une fois pris à notre religion, qu’il qualifie comme étant un « Islam militant qui se présente à nous comme un bloc et qui impose à ses fidèles des règles de vie contraignantes ». Le lendemain matin il poursuit sur Europe 1, en affirmant qu’« il y a un risque d’affrontement si la République ne reprend pas les choses en mains et ne fait pas respecter les règles communes à tout le monde ».

Une réaction immédiate

Jeudi, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi à ces propos : « Parce qu’il y aurait 1 % de gens qui ne respecteraient pas les lois de la République sur 5 millions de musulmans, il y aurait un risque d’affrontement ? C’est lui qui, manifestement, cherche l’affrontement ». Abdallah Zekri, le président de l’Observatoire des actes islamophobes du CFCM a aussi précisé que « M. Sarkozy va plus loin que le Front National au prétexte de le combattre, il semble là pour attiser le feu ». « Nous savons que la France est un pays chrétien et nous le respectons, mais il y a aussi dans ce pays des Français qui prient dans des mosquées et qui en ont le droit », avant de prier l’ex président et probable candidat à la primaire de « calmer ses nerfs plutôt que d’exciter les uns et les autres ».

L’Islam est devenu l’un des sujets favoris de nos politiciens. Cette religion fait peur et plus on montre qu’on va protéger la population contre ce « fléau », plus on attire les futurs électeurs. Quand on compare nos dirigeants au premier ministre Canadien qui a partagé le premier repas de rupture du jeûne avec les membres musulmans de son parti, on se rend vraiment compte que le chemin pris par la France s’éloigne de plus en plus de celui de la tolérance et l’intégration.

Quand certains pays montrent ouvertement leur tolérance et l’intégration de ces citoyens musulmans, comme le Canada, où le premier ministre rompt le jeune avec les musulmans, la « France aux français » quant à elle exclue de plus en plus notre communauté.