Le président de l’Institut d’études stratégiques d’Israël, Amos Yadlin, a fait état des pertes du régime sioniste en raison des sanctions et des boycotts internationaux s’élevant jusqu’à 31 milliards de dollars.

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En effet, jusqu’à présent, de nombreux pays ont décidé d’adhére à la campagne de boycott des produits et des marchandises israéliens, en demandant la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Les boycotteurs exigent la reconnaissance des droits des Palestiniens et cela est à l’origine de la vive inquiétude des autorités du régime sioniste qui craigne la propagation de cette campagne de boycott vers d’autres pays.

Par ailleurs, les divergences s’approfondissent entre le régime sioniste et l’Union européenne, et dans certains cas le ton monte entre les responsables israéliens et européens. C’est le cas, par exemple, entre les autorités israéliennes et françaises au sujet de la crise dans les territoires palestiniens. Cette fois - ci, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a annoncé: «Si les négociations de paix finissent par un échec, Paris reconnaîtra officiellement l’Etat indépendant palestinien.»

Comme la France, il y a d’autres gouvernements européens, alliés traditionnels du régime sioniste, qui se trouvent actuellement sous les pressions de leurs opinions publiques respectives, pour réviser leur politique envers l’expansionnisme israélienne et l’occupation des territoires palestiniens. Cela témoigne d’une évolution en ce qui concerne la nature de l’interaction des Européens avec le régime sioniste, alors que jusqu’à présent la politique européenne consistait à défendre en tout et pour tout le régime de Tel - Aviv.

Ces derniers mois, l’Europe hausse le ton pour condamner les mesures répressives et expansionnistes du régime israélien. Lors des prises de votes aux Nations unies, la plupart des pays européens votent désormais pour le recouvrement et la reconnaissance des droits des Palestiniens à établir un Etat indépendant.

Mais il faut rappeler que les sanctions et les boycotts anti - israéliens ne se limitent pas aux mesures politiques, car ils ont également un aspect économique et commercial important, d’où l’aggravation de la situation économique d’Israël.

En 2013, l’Union européenne avait rédigé une instruction en vertu de laquelle l’Europe instaurait un régime de boycott sur les marchandises produites dans les colonies de peuplement illégales en Cisjordanie, à Qods et au Golan occupés. En même temps, ces mesures interdisaient le financement de tout projet dans ces zones. D’après les statistiques, cela se traduit par une perte de plus de 8 milliards de dollars pour le régime sioniste, notamment les entreprises actives dans les colonies de peuplement.

A présent, près de 10.000 ouvriers sont au chômage dans les colonies de peuplement, ce qui est sans doute l’une des conséquences du boycott international imposé au régime sioniste.