La stratégie d’ambiguïté explique l’attitude irresponsable du régime sioniste en Syrie, sur fond d’exploitation de la situation critique régnant actuellement sur ce pays.

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Cela fait plus de 50 ans qu’Israël ni dément la détention d’armes atomiques ni la confirme, a écrit le journal israélien " Maariv ", rappelant que la politique d’ «ambiguïté» de Tel - Aviv est nouée à son programme nucléaire. Une nouvelle stratégie vient, toutefois, s’ajouter à cette politique, celle qui est appelée par l’armée israélienne «la guerre dans la guerre»; selon laquelle, Israël procède à des opérations sans assumer, pour autant, la responsabilité.

L’exemple par excellence en est l’assassinat de Samir Qantar, commandant du Hezbollah, dans la banlieue de Damas que le secrétaire général de ce Mouvement libanais, Seyyed Hassan Nasrallah a imputé au régime sioniste sa responsabilité alors que les autorités israéliennes l ' ont catégoriquement rejetée.

C’est d’ailleurs la même guerre que l’armée israélienne a à son ordre du jour vis - à - vis de l’Iran, la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et le Djihad islamique de la Palestine et où elle est active dans le domaine de l’espionnage.

Les opérations de la stratégie de la «guerre dans la guerre» se focalisent surtout sur les frappes aériennes telles que les attaques menées en 2007 contre les centrales atomiques syriennes et dont le régime sioniste n’a jamais accepté la responsabilité contrairement au bombardement en 1981 de la centrale atomique d’Irak dont les responsables de Tel - Aviv ont revendiqué, officiellement.

Il est vrai que la Syrie est le voisin d’Israël et il peut lui servir alors de base d’informations et de renseignements sécuritaires.

Or, " Maariv " écrit qu’on n’est plus témoin, ces dernières années, d’opérations aériennes au Soudan ou contre les convois d’armes, en route à destination de Gaza. Au Soudan, le président Omar el - Béchir s’est rallié avec les Saoudiens et n’accueille plus les bases iraniennes tandis qu’en Egypte, Abdel - Fattah al - Sissi résiste fermement devant l ' entrée des armes à Gaza. Et pourtant, les opérations israéliennes se poursuivent toujours contre le Hezbollah en Syrie dans le but d’empêcher le transit d’armes depuis la Syrie vers le Liban.