Sans surprise, l’Agence internationale de l’énergie atomique(AIEA) a validé, le samedi 16 janvier, la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire iranien. Grâce à des inspections sur place, elle estime pouvoir affirmer que Téhéran respecte les engagements pris l’été dernier. Les très nombreuses sanctions, multilatérales et nationales, adoptées à son encontre par l’ONU, les Etats - Unis et l’Union européenne, vont donc progressivement être levées, ce qui provoque la sidération, mais également une colère sourde, en Arabie saoudite comme en Israël.

Au seuil de la mise en application du Plan global d’action conjoint, sur la base des accords nucléaires conclus entre l’Iran et les grandes puissances, le ministre saoudien des Affaires étrangères a insisté, encore une fois, sur les inquiétudes de Riyad quant à la suppression des sanctions internationales contre l’Iran et les conséquences de l’application des accords entre l’Iran et les 5 + 1.

Samedi, alors que les représentants de l’Iran et du groupe 5 + 1 se préparaient à Vienne pour annoncer officiellement la mise en application du Plan global d’action conjoint, le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al - Jubeir a fermé ses yeux sur deux ans d’efforts de l’Iran et de la communauté internationale au sujet du programme nucléaire iranien, et il a prétendu que l’application des accords nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances et la levée des sanctions anti - iraniennes augmenteraient les risques dans la région du Moyen - Orient.

Après ses entretiens avec les ministres britannique et américain des Affaires étrangères à Londres, Adel al - Jubeir a déclaré, lors d’une interview avec la chaîne d’information Skynews que Riayd se sentait inquiet du déblocage des milliards de dollars des avoirs de l’Iran dans le cadre de l’application du Plan global d’action commun, en prétendant que ce serait une source d’inquiétude supplémentaire pour tout le monde surtout pour les pays de la région.

Le chef de la diplomatie saoudienne a prétendu aussi que son pays s’arroge le droit d’intervention plus offensive dans certaines parties du Moyen - Orient dont au Yémen et en Syrie. Les déclarations du ministre saoudien des Affaires étrangères témoigne, en fait, de la décision de Riyad de poursuivre sa politique d’iranophobie et des efforts interminables des Saoudiens pour torpiller la résolution des différends qui existaient entre l’Iran et les grandes puissances au sujet du programme nucléaire civil de Téhéran. Cela intervient alors que depuis des années, surtout en 2015, l’Arabie saoudite a dépensé des milliards de dollars pour faire perdurer la crise dans les pays de la région notamment en Irak, en Syrie et au Yémen.

Contrairement à cette approche contreproductive de l’Arabie saoudite, l’Iran a toujours insisté sur le règlement diplomatique des crises au Moyen - Orient, et a annoncé son soutien total à toutes les initiatives des Nations unies. Pendant ce temps, l’Arabie saoudite n’a cessé son soutien financier et logistique aux terroristes actifs en Syrie et en Irak, et a intensifié ses agressions militaires contre le Yémen. La politique de Riyad a sérieusement mis en péril la sécurité de la région, et le régime saoudien continue, sans scrupule, à s’opposer aux plans internationaux pour régler les crises du Moyen - Orient.

Selon les autorités iraniennes, l’opposition de l’Arabie saoudite à la mise en application du Plan global d’action conjoint, signifie le désespoir de Riyad qui souhaitait détourner l’attention du monde de son bellicisme et son intégrisme, en les cachant derrière sa politique d’iranophobie.