Le dernier décompte établi, mardi 22 décembre, par l’Organisation internationale pour les migrants(OIM) et le Haut - Commissariat de l’ONU pour les réfugiés(HCR) fait état de 1 005 504 entrées de migrants en Europe, par voies maritime et terrestre.[gallery columns = " 1 " size = " full " ids = " 32336 "]

« Le total représente le flux migratoire le plus élevé depuis la seconde guerre mondiale», mentionne l’OIM dans son communiqué.« Alors que les sentiments anti - étrangers augmentent dans certains endroits, il est important dereconnaître les contributions positives des réfugiés et migrants aux sociétés dans lesquelles ils vivent», affirme Antonio Guterres, haut - commissaire de l’ONU pour les réfugiés, cité dans le communiqué.

L’Europe toujours divisée

La Grèce a totalisé la très grande majorité du nombre d’arrivée des migrants, avec 816 752 entrées sur son territoire. La moitié des migrants qui traversent la Méditerranée viennent de Syrie, 20 % d’Afghanistan et 7 % de l’Iran, selon l’OIM.

Au moins 3 695 personnes ont trouvé la mort en tentant la traversée de la Méditerranée. En 2014, plus de 219 000 migrants avaient franchi la Méditerranée.

Face à cette situation les Européens n’ont toujours pas trouvé de vraie solution à la crise des migrants, et ils semblent même plus divisés que jamais, malgré un Conseil européen qui s’est tenu à la mi - décembre. Ainsi, sur le plan de « relocalisation» de 160 000 réfugiés adopté en octobre, seulement 184 personnes étaient concernées au 16 décembre.

L’Europe fait face au refus de la Hongrie, de la Slovaquie et de la Suède de participer à ce plan. Deuxième destination européenne pour les migrants, le pays scandinave arrive à saturation et a obtenu de ne plus accueillir de nouvelles personnes de Grèce ou d’Italie, pendant un an. Un troisième mini - sommet est prévu pour février.