Le journal américain " Los Angeles Times " a écrit dans un rapport sur la Syrie que la diplomatie restait le meilleur moyen pour mettre fin aux violences en Syrie.

***

Plus de quatre ans après le début de la crise en Syrie, les médias et les analystes occidentaux sont de plus en plus nombreux à reconnaître l ' inefficacité des pressions militaires sur la Syrie.

Dans ce cadre, le quotidien Los Angeles Times a reconnu, dans son éditorial de ce lundi, que seule une approche diplomatique serait susceptible de mettre un épilogue à la crise en Syrie. Ce journal a estimé que l ' envoi de forces militaires ou la création d ' une zone d ' exclusion aérienne au - dessus de la Syrie n ' étaient pas des approches réalistes.

En allusion à la récente Conférence de Vienne sur la Syrie avec la participation des pays étrangers notamment l ' Iran, Los Angeles Times précise qu ' entre l ' accès à des solutions diplomatiques pour mettre fin à la guerre et la formation d ' un gouvernement représentatif, il faudrait certes donner la priorité à un solutionnement diplomatique, même s ' il ne déboucherait pas sur le départ immédiat du président syrien, Bachar Assad. Le président américain, Barak Obama, avait beau déclaré en 2001 que le temps était venu pour que le président Assad s ' écarte du pouvoir, les autres gouvernements ne voient pourtant pas leur principal objectif en son retrait du pouvoir.

Le journal américain affirme la formation d ' un gouvernement de transition avec la présence de Bachar Assad serait en même de réduire les affrontements et de se concentrer davantage sur Daech.

A la question de savoir comment on pourrait durcir les pressions sur le président syrien, Los Angeles Times rappelle que les experts ont mis en avant deux options, à savoir, augmenter des aides aux " opposants modérés " et créer une zone d ' exclusion aérienne en Syrie.

Le journal nuance pourtant qu ' il ne serait pas possible en premier lieu d ' identifier les opposants modérés, avertissant que la déclartion d ' une zone d ' exclusion aérienne portait le risque d ' une confrontation militaire avec la Russie. " La politique d ' Obama envers la Syrie n ' a été jusqu ' à présent nullement précise.

Il a adopté des positions contradictoires au sujet des objectifs des Etats - Unis, en donnant des espoirs illusoires aux opposants d ' Assad. Obama et ses conseillers ont été pris de court, par la décision de la Russie de mener des frappes aériennes en Syrie et cela non pas, à les en coire, cibler les terroristes de Daesh, mais viser les opposants au gouvernement Assad.

L ' envoi de 50 forces spéciales en Syrie, contrairement aux raids aériens infligeant des dégâts à Daesh, est plutôt un acte symbolique qu ' une véritable action opérationnelle. "

" Obama n ' a guère l ' intention d ' expédier des renforts en Syrie ou en Irak. Il serait difficile d ' être optimiste sur les évolutions syriennes, mais il paraît que la diplomatie serait, en comparaison avec l ' envoi de forces ou la déclaration d ' une zone tampon au nord de la Syrie, une meilleure voie permettant de parvenir à la paix ", conclut Los Angeles Times.