Toronto – Le désir ardent qu’une femme peut avoir pour couvrir son visage est devenu une question centrale depuis le début des campagnes électorales canadiennes.

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L’une des femmes au cœur du débat n’est autre que Zunera Ishaq, une dame de vingt neuf ans, maman et professeure qui fut mise en lumière lorsqu’elle s’est rendue au tribunal.

Elle prit cette initiative afin de contester une nouvelle réglementation du gouvernement qui cherchait à empêcher les femmes musulmanes Toronto de couvrir leur visage au cours de leur «citizenship ceremony», soit la cérémonie de citoyenneté canadienne durant laquelle un individu devient pleinement Canadien et reçoit son certificat de citoyenneté après avoir prêté serment.

Zunera Ishaq gagna l’ensemble de ses procès, poussant l’état Canadien à faire appel à la cour suprême. Elle confie que cette « décision personne n’est pas l’affaire de l’état.»

Alors que les Conservateurs la considèrent comme un énorme problème, elle estime que cette question tant débattue est mineure et somme toute, banale.

La récupération politique qui en a été faite a permis à ces mêmes Conservateurs d’être revigorés en passant de la troisième place à la première dans les sondages électoraux alors qu’ils semblaient très mal partis.

Pris de courage incertain, le mouvement conservateur a influencé les refus d’acceptation des réfugés syriens, même après la tragédie d’Alan Kurdi, cet enfant de trois ans mort sur une plage grecque, dont la famille espérait trouver refuge au Canada.

Cette question médiatisée sera - t - elle traitée comme elle l’a été en France?

AJIB