A peine quelques jours, après la signature de l ' accord de Vienne, l ' axe saoudo - américain a tenté une nouvelle manœuvre de diversion, avec pour principal centre, le Yémen. Il fallait trouver, à tout prix, un repose - pied, à Aden, pour faire croire à une machine arrière iranienne, dans le cadre de l ' accord du 14 juillet.
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Washington a, alors, usé pour l ' énieme fois consécutive, de l ' ONU, qui s ' est posée comme médiateur et quelle médiation!! L ' ONU a, littéralement, imposé aux forces yéménites, composées d ' Ansarallah et de l ' armée nationale, un retrait des localités d ' Aden, comme condition préalable à une trêve, le jour même de l ' Aid al - Fitr, dans les raids sauvages, menés, sans arrêt, contre les populations civiles yéménites. Or, Ansarallah a refusé de céder à cette condition, en raison des craintes réelles concernant le probable retour d ' Al - Qaïda ou d ' un débarquement des forces yéménites, dans ce port stratégique. Mais avec l ' insistance de l ' ONU et les garanties données, par celle - ci, aux Houthis, Ansarallah a fini par retirer ses troupes d ' Aden, laissant à ses alliés pro - Saleh le soin de contrer tout éventuel assaut contre Aden. Une fois, Ansarallah sorti de la scène, Riyad a lancé une vaste offensive contre laquelle les pro - Saleh n ' ont pu résister, en raison de leur écart numérique avec les agresseurs. Riyad voulait, surtout, dans le sillqge de l ' accord de Vienne, faire croire à l ' existence d ' un marché entre l ' Iran et les Etats Unis, lequel marché préserverait les intérêts de Riyad. A défaut d ' une offensive terrestre, à laquelle prennent part le Pakistan et L ' Egypte, pour s ' emparer d ' Aden, Riyad a lancé ses mercenaires à l ' assaut d ' Aden, et ce, avec l ' appui de sa force aérienne. Les Saoudiens ont violé, aussitôt, le cessez - le - feu, mais leurs mercenaires, composés de pro - Hadi et de Qaïdistes n ' ont pas été assez nombreux, pour reprendre le contrôle d ' Aden. Le plan saoudo - américain, pour occuper Aden, qui visait à faire de l ' Iran l ' image d ' un pays ayant abandonné le Yémen et la Syrie aux Etats Unis, en échange de ses droits nucléaires, a échoué. Contrôler quelques quartiers du Yémen est une chose, reprendre ce port et y ramener Hadi en est une autre.