Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius est arrivé, mercredi matin, à Téhéran. Ce déplacement qui a été effectué, moins de 24 heures après la visite de la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne(UE), Frederika Mogherini, dans la capitale iranienne, a attiré l’attention des observateurs politiques sur plusieurs points.
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De l’avis des analystes, la visite en Iran de Laurent Fabius, première d’un ministre français des Affaires étrangères après douze ans, a balisé le terrain à la reprise d’un dialogue politique entre l’Iran et la France. Le Quai d’Orsay s’en est félicité, dans un communiqué. Après l’accord historique conclu le mardi 14 juillet, à Vienne, le déplacement du chef de la diplomatie française à Téhéran contribuerait à la relance du dialogue politique au plus haut niveau d’Etat entre les deux capitales. Cette visite favorise, d’une part, l’examen des questions liées aux relations Téhéran / Paris et de l’autre, est une occasion pour réviser et négocier sur les relations entre l’Iran et l’Union européenne; occasions perdues au cours de ces 12 dernières années, en dépit de bons terrains d’ententes pour l’essor des coopérations et l’approfondissement des relations. A l’heure actuelle, nous avons saisir l’occasion qui se présente, en vue de traverser le passé et de porter un regard sur l’avenir. L’accord nucléaire, est l’anneau de liaison et le vivificateur des relations entre l’Iran et les pays européens, mais indubitablement, le bilan de chacun des pays européens notamment les pays influents dans les défis actuels et les sanctions imposées à l’Iran sous de faux prétextes, ainsi que leur comportement et leur approche envers l’Iran, auront des impacts sur le nouveau chapitre de coopérations entre la RII et l’UE. Durant toutes les années précédentes et surtout ces deux dernières années, la France s’est imposée comme un acteur influent dans le nouveau round de pourparlers entre l’Iran et les 5 + 1, mais elle a franchi des pays à double sens; des pas qui ont même suscité les critiques de certains pays européens négociateurs. Ils sont même fustigé les oppositions pas tellement nécessaires de Paris qui ont abouti à la prolongation des négociations. Dans une telle conjoncture, la France se précipite à rattraper son passé et ce sera une épreuve pour les parties européennes, notamment la France, en vue de voir à quel point ils respecteront leurs engagements pris envers cet accord; engagements qui seront le principal facteur du succès du processus d’application de l’accord nucléaire. Sans aucun doute, l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la coopération franco - iranienne permettra aux deux côtés de focaliser leurs interactions politiques sur des questions qui sont les besoins réels de la région. Dans ce cadre, la situation dangereuse de la région nécessite une volonté et un effort sérieux des pays européens en vue de pouvoir jouer un rôle plus efficace dans la lutte contre des groupes terroristes en Syrie, en Irak et au Yémen. L’hypothèse qui se présente c’est qu’après la conclusion des négociations sur le nucléaire iranien, un nouveau dialogue s’est formé entre l’Iran et l’Union européenne notamment entre Téhéran et Paris.