La confrontation officielle de la Maison Blanche avec le Congrès au sujet de l’accord nucléaire avec l’Iran a commencé en présence de trois ministres de l’administration Obama devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
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Le secrétaire d’Etat John Kerry, le secrétaire à l’Energie Ernest Moniz et le secrétaire au Trésor Jacob Lew ont essayé d’insister, lors de cette réunion, sur l’efficacité du Plan d’action commun, et de l’emporter sur l’opposition de certains sénateurs. L’axe des explications longues et détaillées des ministres, outre une série d’accusations anti - iraniennes, était concentré sur l’impuissance occidentale de faire plier l’Iran et le refus de guerre contre ce pays. Le secrétaire d’Etat John Kerry a souligné, à plusieurs reprises, que le fait de faire plier l’Iran et de le contraindre à supprimer ses programmes nucléaires civiles, serait une fausse chimère et que la communauté internationale ne soutiendrait pas la demande des extrémistes américains de vouloir priver l’Iran de ses droits en matière du nucléaire civil. Pourtant, il ne semblerait pas que les propos de trois ministres de l’administration Obama, aux premiers jours de confrontation entre la Maison Blanche et le Congrès puissent changer l’approche des extrémistes et des fanatiques américains. Ce groupe, dirigé par le Premier ministre du régime sioniste Benyamin Netanyahu et par l’intermédiaire du lobby pro - sioniste AIPAC, avant la conclusion des négociations entre l’Iran et les 5 + 1, avait décidé de bloquer tout chemin diplomatique au sujet des programmes nucléaires iraniens. A présent, après 35 ans d’efforts et deux ans de négociations serrées et directes sur le nucléaire, l’exécutif américain s’est rendu compte de l’inefficacité des sanctions et des menaces militaires à l’encontre de l’Iran. Pourtant, un grand nombre de membres du Congrès américain ne sont pas encore parvenus à saisir cette réalité ou bien influencés par les jeux des partis et leur dépendance vis - à - vis des lobbys sionistes, envisagent de poursuivre l’ancien chemin échoué. Le rejet d’un accord bénéficiant du soutien de 5 membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et des 28 pays membres de l’Union européenne(UE) serait une erreur historique, et isolerait les Etats - Unis de leurs partenaires. D’autant plus que le désengagement américain envers le Plan d’action commun et la résolution 2231 du Conseil de sécurité, ne permettra pas aux Etats - Unis de rétablir les sanctions anti - iraniennes.