Il n ' y a pas de doute. Les événements douloureux de Ghardaïa ne sont, ni spontanés, ni, strictement, locaux. Ils ont été, soigneusement, mis en scène par des officines hostiles à l ' Algérie.
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La quasi - totalité des acteurs politiques et des observateurs disent la même chose et pointent un doigt accusateur, en direction de certains milieux à l ' étranger, qui ont intérêt à ce que le Maghreb ne puisse pas se relever de ces «révolutions». L ' affaiblissement de l ' Algérie vaut une victoire capitale, pour ceux qui voudraient plonger toute la région, dans le chaos. L ' épisode malheureux de Ghardaïa et les tentatives d ' internationalisation du problème ne sont pas très éloignés, dans leurs objectifs, de l ' attaque, qui a ciblé le site gazier de Tiguentourine. L ' idée est d ' amener la communauté internationale à douter de la capacité de l ' Etat algérien à gérer des situations de crise, et, partant, encourager une «ingérence» étrangère. Il est clair que ce genre de stratagème ne saurait convaincre qui que ce soit, mais il est tout aussi évident que cela n ' empêchera pas les cercles hostiles à l ' Algérie de multiplier les tentatives de déstabilisation et les foyers de violence, avec le but d ' aboutir à une situation d ' usure. C ' est cela la pure logique des milieux sionistes, qui ne désarment jamais. Ils continueront, sans discontinuer, à chercher la faille. Et pour cause, le drame de Ghardaïa n ' est pas la première «oeuvre» de ces officines. Les émeutes urbaines, qui ont précédé l ' éclatement du «printemps» arabe et le soutien apporté aux terroristes, durant la décennie noire, constituent autant de repères, qui créditent la thèse du complot permanent. Des Algériens réfutent, de bonne foi, sans doute, la thèse du complot, et mettent tout appel à la vigilance, sur le compte d ' une machination du pouvoir tendant à masquer ses échecs et faire peur à la société, pour que celle - ci ne songe pas à le renverser, pacifiquement. Mais ce discours est contredit par des analyses objectives, qui renvoient, preuve à l ' appui, à une réalité géostratégique, qui place l ' Algérie dans l ' oeil du «cyclone sioniste». C ' est dire que nous ne sommes pas à l ' abri de la tempête et des épisodes violents, tels que la région de Ghardaïa a vécus, l ' Algérie en connaîtra d ' autres. Peut - être pas avec une connotation ethnique ou religieuse, mais il est clair que nous vivons une guerre, sans merci, où l ' arme de l ' ennemi est la sédition. Si l ' Algérie a résisté à tous les assauts contre son unité et sa stabilité, c ' est en raison de son algérianité, qui s ' est forgée avec le sang des martyrs de la guerre de libération, de la démocratie et du printemps noir. Cette algérianité, qui transcende tous les clivages ethniques et religieux, est notre arme de défense. Les Algériens la brandiront contre tous ceux qui voudraient détruire leur pays. Et grâce à la résistance de l ' Algérie, c ' est tout le Maghreb, qui sortira du chaos. Et pour cause, toutes les analyses convergent sur le fait que le Maghreb tient, encore, debout, uniquement, grâce à la stabilité de l ' Algérie, qui a réussi, jusque - là, à désamorcer les situations explosives. Mais la guerre est, encore, longue et risque d ' être dure. Vigilance!
L ' expression. dz