«Sans une Turquie, qui favorise le trafic d’armes et le transfert des terroristes vers la Syrie, les tentatives des dirigeants arabes, visant à renverser le gouvernement syrien, auraient, déjà, échoué», a souligné Abdel Bari Atwan, soulignant que la Turquie est la clé de voute de la paix ou de la guerre, en Syrie.
Selon l’agence de presse Tasnim, Abdel Bari Atwan, analyste et écrivain renommé du monde arabe, s’est attardé, dans l’éditorial du journal en ligne " Ray Al - Youm ", sur les déclarations du sous - secrétaire du Conseil de la sécurité russe, Evgueni Loukianov, sur Bachar al - Assad, le Président de la Syrie, la situation du gouvernement turc, après quatre ans de soutien aux terroristes, en Syrie, et l’échec d’Ankara, de Riyad et d’autres capitales arabes du golfe Persique, dans le renversement du gouvernement syrien. A ce propos, Evgueni Loukianov a déclaré: «Il faut que les pays arabes du golfe Persique fassent tout, pour maintenir Assad au pouvoir, car c’est lui seul, qui est en mesure de stopper Daech. Une fois renversé le gouvernement d ' Assad, Daech se mettra en route, pour l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes du golfe Persique. Le gouvernement d ' Assad et l’armée syrienne sont, donc, la dernière barrière et une soupape de sûreté, face à Daech. Au cas où le gouvernement d ' Assad serait renversé, 5.000 soudards saoudiens du groupe Daech regagneraient leur pays, et ils ne savent rien faire d ' autre que tuer. L’Arabie saoudite sera, donc, exposée à un grand danger».

En réalité, Loukianov voudrait préciser qu’un groupe qui est capable d’attaquer Kobané, malgré les frappes aériennes de l’aviation américaine et les armes sophistiquées, fournies aux combattants kurdes, pourra, également, s’en prendre à n’importe quel endroit. Cependant, la plupart des dirigeants des pays arabes du golfe Persique, notamment, l’Arabie saoudite et le Qatar, ont focalisé leur stratégie sur le renversement du gouvernement syrien. Bien que paniqués par Daech, les dirigeants des Emirats arabes ont, toujours, comme priorité, la chute de Bachar al - Assad. D’où leur soutien indéfectible aux terroristes actifs en Syrie. Pour les responsables de ces pays, la chute de Bachar al - Assad est une sorte de vengeance, qui assouvit leur haine et leur colère. Mais le feu s’étend peu à peu et touche les parrains de la campagne anti - Assad, l’un après l’autre: En Turquie, Recep Tayyip Erdogan a enterré la plupart de ses attentes et ses ambitions ottomanes, ainsi que toutes ses prérogatives de 13 ans, après avoir échoué à obtenir la majorité absolue des sièges du Parlement. Il est intéressant de constater que les trois partis d’opposition, qui se sont attribués quelque 60% des sièges du Parlement, sont en litige sur toutes les questions, sauf sur une chose: Erdogan doit cesser ses ingérences militaires et politiques, en Syrie. C’est la raison pour laquelle ils ont subordonnéi la formation d’un gouvernement de coalition avec l’AKP à l’occupation du poste de ministre des Affaires étrangères. Au cas où Abdullah Gül, ancien Président de la Turquie, serait le plus important candidat à la présidentielle, selon les prévisions, il soutiendrait cette politique cohérente. L’une des raisons du rejet d’Abdullah Gül, par Recep Tayyip Erdogan, en faveur de son rival, Ahmet Davutoglu, se résume, en effet, dans le type de déclarations que faisait Gül. Il avait critiqué, dès le début, l’ingérence d’Ankara, en Syrie, et la volonté d’Erdogan de renverser Bachar al - Assad. La Turquie est la clé de voute de la paix ou de la guerre, en Syrie. Sans une Turquie, qui favorise le trafic d’armes et le transfert des terroristes vers la Syrie, les tentatives des dirigeants arabes, visant à renverser le gouvernement syrien, auraient, déjà, échoué, et Daech n’aurait jamais vu le jour. Tout revirement d’Ankara pourrait même améliorer le statut du gouvernement syrien et renforcer l’armée régulière de Bachar al - Assad. Le groupe terroriste Daech est en mesure d’atteindre la capitale des Emirats arabes du golfe Persique, s’il se renforce et s’étend au rythme actuel, alors que rien ne prouve l’inverse, actuellement. Les ennemis de l’Ordre syrien se trouvent, actuellement, acculés à une impasse, car ils pensaient pouvoir renverser Bachar al - Assad, en une petite période de temps, sans jamais avoir préparé un gouvernement remplaçant, car la seule chose qui leur importe, c ' est la vengeance!!