A Madrid, le Parlement a adopté ce mercredi le texte autorisant les Juifs séfarades à demander la nationalité espagnole, cinq cents ans après l’expulsion des Juifs d’Espagne, dont une partie des descendants vivent aujourd’hui en Israël, aux Etats - Unis ou encore en France. A l’heure actuelle, plus de 3,5 millions de personnes pourraient être concernées par cette loi. Les candidats à la nationalité devront disposer d’une attestation sur leurs origines émise par la fédération espagnole des communautés juives ou par un rabbin de leur lieu de résidence. Ils passeront des tests de culture et langue espagnole et auront à prouver qu’ils ont « un lien spécial avec le pays », où ils devront se rendre à leurs frais pour présenter leur requête. Avec cette nouvelle disposition, c’est autour de certains musulmans de demander le même traitement. En effet, le journaliste marocain, Ahmed Bensalh, a fait valoir que le départ des Musulmans qui ont quitté Al Andalous pendant la Reconquista pour l’Afrique du Nord musulmane, et qui sont maintenant au nombre maximum de cinq millions, équivaut au depart des Juifs d’Espagne. La «décision d’accorder la nationalité espagnole aux petits-enfants des Hébreux d’Espagne du XVe et XVIe siècles, tout en ignorant les Maures et leurs  petits-fils, est sans aucun doute, une flagrantes ségrégation et une discrimination incontestable, car les deux communautés ont souffert en Espagne au même moment. La décision pourrait également être considéré par la communauté internationale comme un acte historique de l’immoralité et l’injustice absolue … Cette décision est absolument scandaleuse et déshonorante « . De 1609 par 1614, la monarchie espagnole ont contraint quelque 350 000 Maures de quitter l’Espagne pour l’Afrique du Nord. Aujourd’hui, jusqu’à cinq millions de descendants des Maures vivent dans le seul Maroc; des millions d’autres vivant en Algérie, Egypte, Libye, Mauritanie, Tunisie et Turquie.