Dans le cadre de ses politiques coercitives contre les opposants, et en violant les droits de ses citoyens, le régime bahreïni continue à retirer la nationalité des opposants.
***
Un tribunal de Bahreïn a retiré jeudi la nationalité à 56 citoyens, impliqués dans un procès appelé «Groupe 61». Ces personnes sont accusées d’avoir formé des cellules terroristes. Parmi ces accusés, 5 ont été condamné à la perpétuité, 22 autres à 15 ans de prison, et 30 autres à 10 ans de prisons chacune. Seuls quatre des accusés ont été acquittés.
Jusqu’à présent, la justice de Bahreïn a condamné plus de 200 militants politiques et sociaux à de longues peines de prison, en les accusant faussement de terrorisme ou de crime contre la sécurité nationale. Depuis le début de la révolution des Bahreïni en 2011, plus de 70 militants politiques ont été condamnés à la perpétuité.
L’ONG Human Rigths Watch a annoncé récemment, dans un rapport, que la justice bahreïni joue un rôle actif dans la répression des opposants. Le régime des Ale Khalifa réprime violemment le mouvement pacifique de ses citoyens depuis 2011, mouvement dont le moteur principal est l’indifférence du régime aux revendications populaires surtout les réformes et la démocratisation.
Plusieurs oulémas et personnalités bahreïnies ont publié des communiqué pour dénoncer les verdicts des tribunaux, en estimant qu’en retirant la nationalité aux citoyens, le régime commet un crime irréparable envers les militants, car il s’agit d’un acte qui prive les citoyens de leurs droits les plus naturels.
En même temps, depuis le début des protestations populaires, le régime bahreïni a naturalisé entre 25.000 à 30.000 citoyens pakistanais et leur a octroyé la nationalité bahreïnie. Le but du régime des Ale Khalifa est de faire pression sur la majorité chiite du pays. Nabil Rajab, célèbre militaire bahreïni des droits de l’Homme dit: «La naturalisation des étrangers, tout en retirant la nationalité bahreïnie aux opposants, est une politique qui ressemble à celle de la Grande - Bretagne à l’époque de la création du régime sioniste en Palestine. Le but de cette politique est de changer progressivement la composition démographique et d’intimider les militants politiques et sociaux.»