Pour faire face aux défis de l ' ennemi sioniste et au terrorisme takfirite, le Liban a besoin de la Résistance,et ce besoin n ' est pas uniquement militaire, mais ses conséquences sont de créer une sorte de dissuasion et de barrage contre les tempêtes qui entourent le Liban.
Au 40ème anniversaire de la guerre civile et 5e de l ' accord de Taef et au 15e anniversaire de la libération du Sud du Liban et des hauteurs de Bekka de l ' occupation sioniste, les pourparlers inter - libanais se poursuivent grâce à l ' axe de la Résistance.
Ces négociations portent sur les facteurs de stabilité et le degré de résistance du peuple libanais dans ce temps des troubles régionaux, de l ' incurie des pays arabes et de l ' apparition du terrorisme takfiri et d ' une sorte de bellicisme chez certains Etats arabes.
Dans une telle conjoncture, la région est incapable de réaliser des compromis nationaux et internationaux. La question qui se pose est de savoir comment le Liban mène sa dolce vita relative parmi ces régimes agités de la région, alors que certaines puissances mondiales cherchent à créer de nouvelles crises pour atteindre leurs objectifs néocolonialistes.
Il faut savoir que le lIban a traversé une guerre civile très dure, laissant un impact profond sur sa population, sa sécurité, son économie, sa culture et même sur les relations humaines. Certers, les guerres civiles débouchent finalement sur des compromis politiques et la guerre civile libanaise aboutit finalement à l ' accord de Taef qui est devenu un document national suspendant tous les effets de la guerre et menant le pays vers des approches de stabilité et d ' entente nationale.
Cet accord connaissait certes des dfifficultés notamment dans les clauses concernant la réforme du système politique libanais, mais il a créé un mécanisme basé sur la transition du pouvoir et la distribution des rôles, mettant le processus politique sur un itinéraire clair dont les grandes lignes étaient tracées par cet accord.
De ce point de vue, cet accord a suscité une sorte de prévention apparente face à toutes les guerres précédentes. Mais, la réalité politique libanaise dans ce processus de compromis s ' est manifestée au moment où une partie considérable du pays était occupée par les sionistes. La Résistance a réussi à reprendre les terres occupées et mettant pays à l ' abri de toute agression.
La Résistance islamique libanaise est une résistance nationale qui a libéré par la voie des armes le sud et la vallée de Béqa. Aujourd ' hui, elle cherche l ' entente nationale pour créer une sorte d ' unanimité dans sa lutte. La résistance n ' intervient pas dans la politique intérieure notamment dans la politique exécutive du gouvernement et aide même ce dernier dans la reconstruction du pays, la transition politique et dans le renforcement d ' entente nationale pour sauvegarder la sécurité libanaise et former un front uni dans la libération du territoire libanais.
L ' accord de Taef et l ' esprit de la résistance ont créé une sorte de solidarité nationale aux dimensions stratégiques afin de réaliser le même objectif, car un pays en proie à l ' invasion et à la guerre civile, ne peut pas régler un problème et oublier un autre. Cela a besoin d ' entente politique intérieure, plus accessible que la victoire immédiate sur l ' ennemi occupant et coûtant moins.
La guerre civile déboucha sur un compromis politique, car les parties ont reconnu sa nécessité, mais l ' expulsion des enhavisseurs demande une volonté nationale totale, ce qui montre une différence capitale entre deux approches quant au temps du sacrifice du peuple pour mener cette guerre libération.
Les démarches effectuées par la Résistance après la libération des secteurs du sud Liban suivent deux objectifs: primo, assurer la victoire et la transformer en un élément de dissuasion intétrieure face aux ennemis avides. Secundo, créer les facteurs du pouvoir pour des activités politiques conclues du compromis au LIban en tant que pays libre, indépendant avec un gouvernement axé sur la justice, la puissance et le développement.
Ce modèle qui a renforcé ses dimensions politiques et conduit aux activités politiques dans le pays et à la libération des parties méridionales en 2000 grâce à l ' équation Armée - Résistance. Mais aujourd ' hui, les inquiétudes sur la sécurité libanaise persiste encore et ce pays est menacé par des orages environnants. Les compromis qui ont créé le calme dans le pays sont en quelque sorte provisoires.
Le Liban a à maintes reprises assisté à ce genre de compromis qui n ' ont pas duré et des fois, des guerres ont de nouveau éclaté. Il faut que le potentiel d ' entente nationale s ' accompagne d ' un esprit de résistance afin de garantir au pays des facteurs sûr de stabilité. L ' accord de Taef peut influer sur le réglement des questions intérieures car il a créé l ' équilibre politique et a su gérer les crises.
Les inquiétudes face à la stabilité du LIban découlent des défis étrangers dont deux des plus importants: l ' agression du régime sioniste et le terrorisme takfiriste. Pour relever ces deux défis, le Liban a besoin de la résistance. Ce besoin, il n ' est pas uniquement militaire, mais ses conséquences sont de créer un barrage solide devant les orages qui entourent le pays.