Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a annoncé les programmes et les priorités défensifs des cinq prochaines années de pays et dans une réaction inédite, il a présenté la Russie et Daech comme deux principales menaces mondiales.
Du point de vue de cette haute autorité militaire britannique, c ' est la Russie qui a déstabilité l ' Ukraine et elle est considérée comme une menace pour l ' Otan. " Aujourd ' hui, le monde est tout aussi dangereux que lorsqu ' il était mis en péril par les Nazis de la Seconde Guerre mondiale et la raison en est les démarches de la Russie et de Daech ", a prétendu Michael Fallon. Cette attaque sur un ton virulent du ministre britannique de la Défense contre la Russie qu ' il a assimilé à Daech, constitue en effet la dernière manifestation de la guerre psychologique de l ' Occident contre Moscou. A vrai dire, les Occidentaux, en réaction aux critiques formulées par les Russes qui accusent l ' Occident d ' avoir créé et renforcé le groupe terroriste de Daech, tentent de mettre la Russie et Daech sur un même panier. Ils visent ainsi un double objectif: nier leur implication dans l ' émergence de ce groupe terroriste; accuser Moscou de chercher à déstabilier le monde et de perturber le statut quo notamment en Europe, tout comme Daech. Ce n ' est pas la première fois que l ' Occident porte de telles accusations contre la Russie. Les attaques verbales les plus virulentes contre Moscou ont été formulées par le président américain, Barack Obama. A titre d ' exemle, dans son discours lors du sommet du G - 20 en Australie, le président américain a prétendu que les démarches entreprises par la Russie à l ' égard de l ' Ukraine étaient agressives et représentaient une menace pour la sécurité mondiale. Obama est allé encore plus loin en comparant la Rusie au virus d ' Ebola. Cette comparaison, faite à plusieurs reprises, n ' a pas manqué de susciter la vive réaction et le mécontentement des autorités du Kremlin. Obama a également souligné que les Etats - Unis dirigeaient les pays qui s ' opposent aux actions de la Russie. En contrepartie, le président russe, Vladimir Poutine, a estimé, en février 2015, que les actions militaires unilatérales des Etats - Unis et de l ' Occident dans la région du Moyen - Orient avaient préparé le terrain aux activités du groupe terroriste de Daech en Syrie et en Irak. Il paraît que les critiques des Occidentaux contre la Russie ne cessent de s ' intensifier, en raison de la persistance de Moscou sur ses positions et exigences à l ' égard de la crise ukrainienne. Dans ce contexte, les Occidentaux ne se sont pas contentés d ' attaques verbales et de campagne de propagande: dans le cadre de leur structure militaire à savoir l ' Otan, ils se sont préparés à une confrontation militaire avec la Russie en Europe de l ' Est, en mer Noire, au nord de l ' Europe et en Arctique. La Russie a, de son côté, renforcé ses forces militaires sur ses frontières du Sud et de l ' Ouest, mais aussi dans le bassin de la mer Noire, sur la péninsule de Crimée et en Arctique, en riposte aux actions militaires de l ' Occident. Et toujours dans ce cadre, elle a tout récemment mis en avant la question du renforcement de ses forces nucléaires.