Mercredi dernier, Benyamin Netanyahu vient à peine former le cabinet israélien le plus fragile de toute l’histoire de ce régime, qu ' il se voit confronter à pas mal de problèmes.
L’un des plus importants problèmes de Netanyahu dans ce nouveau mandat, provient juste du caractère coalisé du cabinet. Selon l ' édition de jeudi de " Yediot Aharonot ", certains camarades de partis de Likoud sont déjà très en colère contre Benyamin Netanyahu, pour avoir confié des postes clés ou portefeuilles ministérielles, aux partis participant à la coalition du cabinet. Le parti Likoud a annoncé ce vendredi que le Premier ministre Benyamin Netanyahu envisageait de remettre à la Knesset un plan prévoyant l’augmentation du nombre des ministres au sein du cabinet. «Le cabinet de coalition de Benyamin Netanyahu de tiendra pas longtemps et son effondrement semble prévisible dès maintenant», a affirmé Tzipi Livni, cheffe du parti Hatnuah et ancienne Ministre de la Justice. Elle a affirmé qu’elle préférait adhérer au rang des détracteurs de Netanyahu, plutôt que participer à son cabinet fragile. «Un cabinet, avec seulement 61 sièges au parlement, risque de s’effondrer à chaque moment», a affirmé Tzipi Livni qui, estime, en plus que Netanyahu ne finira pas son nouveau mandat de pouvoir et sera remplacer par Isaac Herzog, chef du parti travailliste. Le Ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman aussi avait annoncé auparavant qu’il abandonnerait le cabinet de Netanyahu et qu’il ne participerait pas au futur cabinet, si c’était M. Netanyahu qu’il devrait le diriger. Cela était un coup dur pour le Premier ministre. Parallèlement à l’intensification des protestations des hommes politiques israéliens contre le cabinet de Netanyahu, on est témoin de la croissance des objections sociales des juifs contre le Premier ministre du régime sioniste. Des milliers de Falashas, des juifs d’origine éthiopienne habitant dans les territoires occupés, poursuivent depuis quelques jours les contestations de rue contre les politiques racistes du cabinet israélien. Ces manifestations ont eu lieu à Tel - Aviv, Qods et à Asqalan, au Sud de la Palestine occupée. Les Falashas dont le nombre s’estime à environ 135.000 vivent dans la pauvreté. Seule une moitié de cette population parvient à terminer les études secondaires. Outre la fragilité politique et les protestations sociales, d’autres gros problèmes dont les mauvaises conditions de vie des citoyens et la vague inverse de l’immigration défient donc le cabinet de Benyamin Netanyahu dans ce nouveau mandat de pouvoir qu’il vient de briguer.