Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se dit «consterné» par la coalition qui, dirigée par l ' Arabie saoudite, s’est abstenue de consulter le Conseil de sécurité des Nations unies avant de lancer ses attaques aériennes contre le Yémen(le 26 mars 2015).

«L ' opération n ' a pas de fondement du point de vue du droit international», a poursuivi le diplomate russe, avant d’ajouter que même si la Russie appréciait ses relations avec l ' Arabie saoudite et d ' autres membres de la coalition, «ceux - ci ont consulté le Conseil de sécurité après le début des agressions, ils lui ont demandé d’approuver ce qu’ils avaient déjà commencé!» L’Arabie sioniste(à la tête de cette coalition) craint pour sa stabilité, ses intérêts économiques et pour ceux de ses alliés sionistes. C’est pourquoi elle a initié cette agression contre le Yémen, qui a déjà coûté la vie à plus 540 personnes et fait plus de 1000 blessés. Tandis que la Russie appelle toutes les parties à entamer de nouvelles négociations pour mettre fin à la crise en cours, les Houthis yéménites se sont déclarés prêts à se mettre à la table des négociations si la coalition internationale dirigée par l ' Arabie saoudite cessait ses frappes aériennes dans le pays. «Nous restons attachés à notre position selon laquelle un dialogue est nécessaire et nous exigeons toujours un dialogue, en dépit de tout ce qui s ' est produit dans le pays», a déclaré le chef du bureau politique du mouvement populaire Ansar Allah. De son côté, le Conseil de coopération du Golfe a transmis au Conseil de sécurité de l’ONU, via la Jordanie, une résolution prévoyant un embargo sur les fournitures d ' armes destinées aux Houthis du Yémen. Sa requête ressemble beaucoup à celle formulée par la Ligue arabe qui, en mars 2013, appelait la communauté internationale à désarmer l’armée syrienne arabe et au contraire, à armer la pseudo - opposition syrienne! La communauté internationale n’a compris que trop tard que ses financements allaient servir et développer le terrorisme. Va - t - elle en tirer une leçon pour le Yémen?L’intervention militaire et policière de l’Arabie sioniste contre Bahreïn et l’agression de la Libye, demandée par certains pays arabes, avaient conduit leParti Anti Sioniste à demander la dissolution de la Ligue sioniste habillée du manteau «arabe». Aujourd’hui, le Parti Anti Sioniste réitère cet appel et demande la neutralisation de la coalition arabe, qui agit sous domination sioniste. Il encourage les différentes composantes de la société yéménite à passer à la table des négociations parce qu’il n’y a aucune solution militaire.