Notre carnet de santé est couvert de vaccinations en tous genres, contre la rougeole, la rubéole, le tétanos ou même la grippe. Elles sont censées nous protéger des maladies mais, concrètement, comment le vaccin agit - il dans notre corps? Explications.[caption id = " attachment _ 28250 " align = " alignnone " width = " 535 "]© iStock[/ caption] Lavaccinationest un procédé qui permet de lutter contre les maladies infectieuses et contagieuses en stimulant les défenses immunitaires de notre organisme. Elle consiste à introduire dans notre corps un agent infectieux atténué ou inactivé pour être inoffensif. Une fois le pseudo - virus injecté, il va être reconnu comme néfaste par notre système immunitaire, qui va produire des anticorps(des protéines spécifiques de l ' immunité) contre le virus, pour le neutraliser. Ainsi, en cas de contact avec une version «active» de ce virus, la production des mêmes anticorps sera beaucoup plus rapide puisque l ' organisme aura déjà rencontré ce pathogène. Les vaccins peuvent contenir un agent infectieux(virus ou bactérie) vivant atténué ou inactivé. Dans le premier cas, le pouvoir pathogène du virus ou de la bactérie a été réduit, de façon à ce qu ' il n ' entraîne pas la maladie mais stimule le système immunitaire. Parfois, ce type de vaccin peut donner lieu à une fièvre légère, qui passe naturellement au bout de quelques jours tout au plus. Les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons sont par exemple des vaccins de pathogènes vivants atténués. Les vaccins dits «inactivés» contiennent un pathogène tué grâce à un produit chimique ou par la chaleur. Ils sont donc totalement inoffensifs, mais permettent tout de même de déclencher une réponse immunitaire. Les vaccins contre le tétanos, la coqueluche, l ' hépatite A et B, le pneumocoque et lagrippe sont des exemples de vaccins inactivés. Les vaccins peuvent également contenir des conservateurs et des antibiotiques pour empêcher une potentielle contamination, ainsi que des stabilisants, pour garantir la qualité du vaccin au fil du temps avant son administration. Certains vaccins contiennent des substances adjuvantes permettant d'en augmenter l'efficacité, dont les très controversé aluminium. En juillet 2013, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) français avait estimé qu'aucune donné scientifique ne permettait alors de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l'aluminium, au vu de la balance bénéfices/risques. Le HCSP avait par ailleurs encouragé « la poursuite des recherches visant à évaluer la sécurité des adjuvants disponibles et en développement. »