Entre la plaidoirie de quatre députés français en récent voyage…
à Damas en faveur d ' une normalisation et le déni officiel de Paris à reconnaître la nécessité d '» une reprise des liens avec Assad», il y a réellement de quoi plaindre la France! Aucun analyste digne de ce nom n ' est à même en effet de clarifier à l’heure qu ' il est, les recoins de plus en plus obscures d ' une diplomatie française qui avec un Fabius au sommet a choisi, tel un somnambule, un parcours en zigzag, échappant à la fois à la logique et au bon sens. Cette visite contre quoi Hollande prend très hypocritement position comme a été souhaitée voire recherchée ardemment par l ' Elysée depuis que l ' Hexagone s ' est transformé en un carrefour de transit des terroristes takfiris vers la Turquie puis la Syrie. cela fait presque trois ans que le renseignement français frappe à la porte des services secrets assadistes pour en tirer ne serait ce que de tout petit bout de renseignement sur les congénère de Coulibaly qui à la faveur des flirts franco saoudien ou franco qataris prolifère sur le territoire d ' une République dont les fondateurs prônait l ' égalité des chances, la parité des races et la justice. tout le monde sait que le drame de Charlie hebdo n ' a eu d ' autre coupable que les dirigeants d ' une nation connus pour leur suivisme aveugle envers les Etats Unis et Israël sinon comment expliquer la rupture des relations diplomatique Paris Damas dès 2011, les annonces incendiaires de Hollande et Cie en faveur d ' un renversement d ' Assad, l ' ouverture du siège des " opposants " syriens à Paris et puis, cette série de mascarades politiques placée sous le nom générique " Conférences des Amis de la Syrie " où les autorités français tentaient l ' impossible, à savoir tirer du néant un semblant pouvoir exécutif inféodé et destiné à remplacer l ' Etat syrien. et on en passe encore sur ces fameux centcom anti armée syrienne, planté en Turquie, en Jordanie où les officiers français diligentaient aux côtés des turcs et israéliens toutes les offensives militaires qui ont fait que la Syrie soit aujourd ' hui à deux tiers un champ de ruine avec en toile de fond des infrastructures quasi inexistantes, près de 2 millions de réfugiés, près d ' un million de morts…Que la France veuille ou pas, sa sécurité dépend désormais au bon vouloir du " régime syrien ".. es renseignements qui résident dans les archives des services secrets syriens offriraient à n ' en pas douter de quoi démanteler les filières jihadistes en nette prolifération en Europe. Mais à chaque chose son prix: les sourires affichés par Bachar au cours de sa rencontre avec les parlementaires français ne dissimuleront guère une exigence bien légitime de ce dernier qui conditionnera désormais toute reprise de relations avec l ' Occident: les pays occidentaux se devront de reconnaître la légitimité du président syrien, réélu à plus de 50% des voix il y a à peine un an par un peuple qui voit en lui le seul leader capable de l ' assister dans cette terrifiante traversée du désert. la France se devra aussi de respecter les exigences légitimes de l ' axe auquel appartient la Syrie assadiste et qui compte la Russie, l ' Iran, le Hezbollah et est à l ' heure qu ' il est la seule partie au monde à combattre réellement le terrorisme et à le vaincre… les quatre députés auront sans doute des choses à dire à M. Hollande et son ministre Fabius, eux, qui ont rencontré à Damas le représentant du Hezbollah… l’art de la politique consiste à viser juste du mieux qu’on peut… mais le politicien devra aussi savoir reconnaître ses erreurs…