Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a fait part de son soutien explicite au déroulé des négociations sur le dossier nucléaire de Téhéran avec les Occidentaux. " Je suis pour l ' accord qui pourra se réaliser, mais je ne suis pas d ' accord pour autant avec un mauvais accord, a annoncé la plus haute autorité iranienne, lors d ' une rencontre avec des forces aériennes à Téhéran.Les Américains disent sans arrêt que ne pas conclure un accord est mieux qu ' un mauvais accord. Nous sommes aussi d ' accord avec cela. "Et d ' ajouter," les négociateurs[iraniens]essayent d ' enlever l ' arme des sanctions des mains de l ' ennemi. S ' ils réussissent, tant mieux. Mais s ' ils échouent, tous doivent savoir qu ' il existe de nombreux moyens dans le pays pour que cette arme devienne inefficace ". Ses propos interviennent alors que le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a rencontré, samedi 7 février, son homologue américain, John Kerry, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich. Le lendemain, une deuxième rencontre a également eu lieu. Avec ces phrases, le guide suprême a affiché son soutien le plus clair et sans ambiguïté à l ' équipe des négociateurs iraniens. Alors que le délai pour parvenir à un accord cadre, fixé au 1ermars, diminue à toute vitesse, les rencontres entre les négociateurs iraniens et les Occidentaux se multiplient. Les négociateurs ont jusqu ' à la fin du mois de juin pour un accord final. Selon l ' accord intérimaire, obtenu à Genève en novembre 2013 avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité(États - Unis, France, Royaume - Uni, Chine et Russie) plus l ' Allemagne, Téhéran a accepté de limiter son programme d’enrichissement d’uranium. En échange, une partie des sanctions internationales ont été levées. Du côté iranien, une probable prolongation des négociations est rejetée. Le 7 février, Mohammad Javad Zarif a annoncé qu '" une nouvelle prolongation des négociations n ' est dans l ' intérêt d ' aucune des parties ". Ce dernier a également a pris le soin d ' assurer que même si un accord n ' était pas obtenu," cela ne serait pas la fin du monde ".