«Ceux qui observent les évolutions dans le monde arabe ne pourront pas négliger les déclarations qu ' on a entendues vendredi. Dans la cérémonie de commémoration des martyrs de Quneitra, le Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah a affirmé que les règles de la confrontation avec Israël avaient changé, et qu ' il serait possible désormais de riposter aux agissements israéliens, n ' importe où, n ' importe quand.»
C ' est l ' analyste arabe Abdel Bari Atwan qui le dit, dans un article paru sur le site du journal Raialyoum, et qui porte sur les récentes opérations anti - israéliennes du Hezbollah libanais.
La suite de ce thème, à découvrir dans les lignes qui suivent, sur fond d ' une note publiée par le site du Club des Jeunes Journalistes(YJC): ' ' Dans le même temps, au forum «Le Jihad continue», le commandant en chef du corps des gardiens de la révolution islamique(CGRI), le Général Mohammad - Ali Jafari a précisé que les sionistes devraient attendre à une riposte plus ferme et plus cinglante, non seulement à l ' intérieur de leurs frontières, mais n ' importe où dans le monde où se trouve un seul sioniste israélien. Ces paroles sont très importantes, d ' autant plus qu ' elles ont été prononcées après l ' attaque des forces du Hezbollah contre une voiture de patrouille israélienne dans les fermes de Chebaa au Liban. Les israéliens estimaient probable que le Hezbollah leur réponde dans les hauteurs du Golan et à Quneitra, mais l ' attaque du Hezbollah s ' est effectuée en plein jour avec une grande précision depuis le Sud du Liban, quelques jours après la mort en martyre de Jihad Moghniyeh, du commandant iranien et de certains d ' autres.
Le Premier ministre israélien a commis une double erreur. La première fois, lorsque les forces israéliennes ont attaqué le convoi du Hezbollah à Quneitra et lorsqu ' il s ' est excusé, par la suite, par l ' intermédiaire d ' une partie tiers, auprès de Hezbollah et des Iraniens. Ce qui montre qu ' il ne savait pas que des commandants de haut rang faisaient partie du convoi du Hezbollah. Sa deuxième erreur de calcul, c ' est qu ' il avait cru que la réponse du Hezbollah viendrait de Quneitra, car, le courant 14 mars est sérieusement contre tout acte de la Résistance qui se fasse à l ' intérieur du Liban.
On a donc affaire à des paradoxes: Tout comme les pays arabes, Israël a dit à la Syrie, qu ' il se réserverait le droit de répondre. Le prestige d ' Israël a été brisé ces dernières années et l ' armée israélienne ne fait plus peur à personne. Par contre, cette armée a subi un lourd échec face à la bande de Gaza dont la superficie ne dépasse pas 150 miles. Benyamin Netanyahu n ' hésitait pas un seul instant de le faire, s ' il était capable de de riposter à l ' attaque visant les forces israéliennes dans les fermes de Chebaa. Mais il a craint que l ' éventuelle défaite militaire aboutisse à son échec politique aux élections parlementaires.
Le commandement militaire israélien le sait très bien: Israël sera le perdant de toute guerre qui aurait lieu au Sud du Liban; d ' ailleurs, une telle guerre aura des retombées graves. Le Hezbollah s ' est renforcé en termes d ' équipements et de technologie militaires. En plus, il n ' est pas exclu que la résistance palestinienne passe à l ' acte dans la bande de Gaza. Le commandant des brigades Qassam, branche militaire du Hamas, Mohamed Seif a adressé ses messages de condoléance écrits au Secrétaire général du Hezbollah et au commandement du CGRI iranien et cela montre que le Hamas a retourné au front de la résistance. La boussole du Jihad montre la Palestine et ses lieux sacrés. On critique le Hezbollah pour intervenir en Syrie aux côtés du gouvernement Assad, mais l ' intervention en Palestine ne sera heurtée à aucune objection, sauf de la part de ceux qui se sont alignés aux côtés d ' Israël. Ces jours - ci, Israël craint les actes de représailles des groupes de résistance. Il craint aussi que sa politique de colonisation l ' entraîne à l ' isolement international; or, ce régime a échoué face à la volonté de la résistance et il n ' y a nul doute que les tensions augmenteront au Golan. Il est donc probable que la riposte israélienne dont parlait Netanyahu ne se réalise jamais ou, qu ' une fois réalisée, elle entraîne une puissante réponse de la part de la résistance avec des dizaines de milliers de missiles qui tomberont sur les colonies israéliennes. De qui viendront donc les premiers actes de représailles? Netanyahu, Nasrallah ou son allié le Général Jafari? Et comment nous devrions l ' imaginer? Une chose est certaine: Peu importe de qui vienne le premier tir, le grand perdant sera Israël… ' '