Après les événements sur le terrain en Syrie et en Irak, et les réactions vives de la communauté internationales qu’ils ont suscitées, le président Assad se trouve dans une situation plus réconfortée.
Il y a des analystes des affaires du Moyen - Orient à Wahsington qui estiment que le président syrien Bachar al - Assad est parfaitement capable de maintenir sa place à la tête du pouvoir en Syrie, en s’appuyant sur ses positions actuelles. Il restera donc président de la Syrie. Cependant, il faut y noter un point très important. Les analystes qui disent que le président Bachar al - Assad restera au pouvoir, préfèrent que la situation générale de la Syrie redevienne ce qu’elle était plus ou moins avant les événements du « Printemps arabe», en estimant que les choses qui se sont produits en Syrie depuis quatre ans ont eu une autre raison, et que les choses redeviendront ce qu’elles étaient auparavant, à condition que les Etats - Unis changent de politique envers la région du Moyen - Orient. Après certains analystes américains qui suivent de près des événements du Moyen - Orient, après les événements sur le terrain en Syrie et en Irak, et les réactions vives de la communauté internationales qu’ils ont suscitées, le président Assad se trouve dans une situation plus réconfortée. Cela veut dire qu’il serait illusoire de croire la chute du gouvernement du président syrien dans un proche avenir. Même les auteurs des troubles en Syrie ne s’attendaient pas dès le départ que le président Assad décide de quitter le pouvoir. Par conséquent, le sort du pays dépendrait, en quelque sorte, des événements qui se produisent sur le terrain, notamment dans certaines régions syriennes. Ces analystes américains croient que la crise en Syrie a des racines profondes dans les anciens conflits religieux dans les pays arabes et au sein du monde musulman. Dans ce sens, ils prévoient que les Sunnites syriens et les autres pays sunnites n’accepteront plus que le gouvernement du président Assad, qui est pour eux le représentant d’une minorité non sunnite, puissent rester longtemps au pouvoir en Syrie, même s’i; promet de réaliser des réformes dans son pays. Ces analystes disent qu’il n’y aurait donc qu’un seul élément qui pourrait faire durer le gouvernement du président Bachar al - Assad en Syrie: une victoire définitive de ses amis, c’est - à - dire la Russie et la République islamique d’Iran sur ses ennemis mondiaux et régionaux, c’est - à - dire les Etats - Unis, le régime sioniste, la Turquie, l’Arabie saoudite et les autres Etats arabes du sud du golfe Persique. Mais ces analystes prévoient, là encore, que cette victoire n’est pas possible pour le moment. Pour le moment, la guerre continue et son résultat immédiat est la destruction de la Syrie, et la perte des moyens et des richesses qui pays qui constituent les amis ou les ennemis du gouvernement du président Bachar al - Assad. Certains analystes croient que le régime sioniste est au cœur de l’alliance des pays qui sont hostile au maintien du pouvoir du président Bachar al - Assad en Syrie. Le but des Israéliens serait d’affaiblir toutes les nations arabes, en finir une fois pour toutes avec la question palestinienne, et dominer la politique et les richesses matérielles des pays arabes. Mais il paraît que la poursuite de la guerre en Syrie aurait des conséquences négatives pour Tel - Aviv aussi. Au début de la crise syrienne, certains analystes disaient que la poursuite du gouvernement du président Bachar al - Assad serait dans l’intérêt du régime sioniste, pour des raisons stratégiques et sécuritaires. Mais cela ne permettrait personne de dire que le gouvernement israélien ait aidé le gouvernement de Damas dans son combat contre les rebelles armés et les organisations terroristes. En même temps, si Tel - Aviv a soutenu les groupes armés et les terroristes qui se battent contre Damas, le taux de ces aides n’a jamais été si élevé qu’elle puisse changer définitivement le sort de la guerre en faveur des rebelles et des terroristes jusqu’à la chute définitive du gouvernement du président Bachar al - Assad. En outre, les Israéliens ont compris, comme tout le monde, que parmi les opposants au gouvernement de Damas, il y a des groupes très brutaux formés de criminels et d’assassins sans pitié qui peuvent être beaucoup plus dangereux pour le régime sioniste que le Hezbollah et le gouvernement du président Bachar al - Assad. Mais les dirigeants du régime sioniste souhaitent pouvoir instrumentaliser ces rebelles armés et ces organisations terroristes. Ils sentent que ces groupes pourront leur être utiles pour déstabiliser d’autres pays arabes et musulman de la région, permettant au régime sioniste de réconforter sa position régionale. En outre les activités de ces organisations permettent aux hommes politiques israéliens de s’en servir dans leurs politiques intérieures surtout pour gagner les élections. En même temps, les sionistes souhaitent pouvoir exploiter l’existence de cette menace terroriste pour exercer plus de pression sur le gouvernement des Etats - Unis du président Barack Obama qui n’a jamais eu de bonnes relations avec le Premier ministre du régime sioniste Benyamin Netanyahu. En tout état de cause, les derniers événements qui se sont produits dans la région semblent inquiéter beaucoup les dirigeants du régime sioniste, notamment après l’opération du Hezbollah libanais contre un convoi militaire israélien dans la région occupée des Fermes de Chebaa,(sud du Liban) en représailles au raid israélien sur un convoi de commandants du Hezbollah à Quneitra au Golan syrien.