Selon les repportage libanais citée par Moslempress, l'une des femmes et l'un des enfants d'Abu Bakr al-Baghdadi arrêtés par les force sécurités libanais dans le front syrien. L'armée libanaise a arrêté une femme et un fils du chef du groupe État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi près de la frontière avec la Syrie il y a dix jours, en possession d'un fausse identité, a affirmé mardi une source des services de sécurité à l'AFP. "Une des femmes de Baghdadi est détenue avec son fils au centre des services de renseignements militaires de Yarzé (près de Beyrouth) après avoir été arrêtée avec une carte d'identité falsifiée. Elle doit être interrogée", a déclaré cette source. "Cette jeune femme de nationalité syrienne a été arrêtée par les services de renseignements militaires alors qu'elle voyageait avec son fils, âgé de 8 ou 9 ans, près (de la ville frontalière sunnite) d'Ersal il y a dix jours", a indiqué cette source. Le journal libanais As-Safir rapporte quant à lui que l'armée l'a arrêtée en coordination avec des "services de renseignement étrangers". Plusieurs femmes ont été mentionnées ces derniers mois dans l'actualité des groupes jihadistes qui opèrent en Syrie et en Irak, qu'il s'agisse de l'EI ou du Front al-Nosra. Depuis la semaine dernière, les jihadistes du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda exigent la libération de Joumana Hmayyed, faute de quoi l'un de leurs otages, le soldat Ali Bazzal, serait exécuté. Une trentaine de militaires sont otages du Front al-Nosra et de l'EI depuis les combats entre les jihadistes et la troupes début août à Ersal. Trois otages ont déjà été exécutés, dont deux par décapitation. Joumana Hmayyed avait été arrêtée, en février dernier, à bord d'une Kia bourrée d'explosifs au rond-point entre Ersal et Laboué. En août dernier, c'est une autre femme jihadiste qui faisait l’actualité : Aya Batrich Zoureikat. Nous avons rapporté dans nos colonnes lalibération de cette femme de nationalité irakienne, qui avait été arrêtée à Tripoli, capitale du Liban-nord. Aya Batrich se serait mariée à un des grands leaders du courant takfiriste, répondant au nom de Zoureikat, qui lui aurait confié qu'il était le commanditaire et le cerveau de l'attentat à la voiture piégée contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth en novembre 2013. Zoureikat aurait en outre chargé Aya Batrich de plusieurs missions sensibles au Qalamoun et dans la région de Raqqa, en Syrie. Aya Batrich Zoureikat aurait également été l'épouse du chef des "Brigades Abdallah Azzam", organisation radicale sunnite affiliée à el-Qaëda, ainsi que celle de Maged Maged, un des leaders de cette organisation arrêté par l'armée. Il avait été blessé au cours de son arrestation et avait succombé à ses blessures à l'hôpital militaire de Badaro après avoir été interrogé par le parquet militaire. Des sources avaient indiqué à L'Orient-Le Jour que Aya Batrich avait un rôle pivot d'émissaire entre la Syrie et le Liban. "Derrière ces relations conjugales nébuleuses se cachent, en toute vraisemblance, d'obscures missions à caractère terroriste. Il reste qu'au terme de son interrogatoire par les autoritaires judiciaires concernées au cours des derniers jours, le juge Sami Sader a décidé de remettre la pasionaria en liberté faute de preuves quant à son éventuelle implication dans des activités terroristes. Cette remise en liberté dans le contexte présent a soulevé plusieurs interrogations. De là à émettre l'hypothèse d'un +marché+ quelconque dans le cadre du règlement du problème de Ersal, il n'y a qu'un pas que certains observateurs n'ont pas hésité à franchir", écrivait-on dans nos colonnes en août dernier.   Le 5 novembre dernier, la fondation Quilliam, un think tank basé à Londres, avait indiqué que les activistes de l'EI se servent de femmesacquises à leur cause pour recruter des combattants et convaincre des fidèles de s'engager dans le combat que l'organisation mène en Irak et en Syrie où elle a proclamé l'instauration d'un califat. Selon la Fondation , des femmes soutenant le combat de l'EI utilisent des sites communautaires via Instagram, Twitter, Ask.fm, VK ou encore Facebook pour promettre aux candidats jihadistes "une utopie islamiste". "D'autres groupes, comme el-Qaëda, ont été soutenus par des femmes dans le passé. L'Etat islamique a, lui, recruté des femmes et il envoie des femmes vivre dans le califat", expliquait Charlie Winter,membre de cette fondation.   En mars 2014, lors de la libération de treize religieuses et de leurs trois auxiliaires, enlevées par des jihadistes du Front al-Nosra début décembre du monastère de Sainte-Tècle à Maaloula, en Syrie, avait également été évoquée la libération, en contrepartie, de l'épouse d'un haut responsable d'el-Qaëda. Les religieuses avaient retrouvé la liberté en contrepartie de la libération de prisonnières détenues par le régime de Bachar el-Assad dans la prison de Adra, grâce à une médiation libano-qatarie. Dans une vidéo diffusée par l'activiste syrien Hadi Abdallah sur YouTube, l'on voyait l'opération d'échanges des religieuses avec une femme voilée et ses trois enfants à Wadi Ata, localité syrienne située à la frontière avec le Liban. L'on apprendra par la suite que la femme en question est Saja Dlaymé, de nationalité irakienne, épouse d'un haut responsable d'el-Qaëda.