Le sort du Moyen - Orient sera déterminé dans les quatre semaines à venir.
Loin de spéculations gratuites, loin de toute attente, il y a une vérité indéniable: la Maison Blanche à sa tête Barack Obama a mis tout son poids dans la balance pour concrétiser l’accord nucléaire avec l’Iran. Ils ont effectivement « ouvert un compte» à propos de l’accord sur le nucléaire iranien et ses substituts seront vraiment terribles, c’est que dit du moins le Département d’Etat. Or, la guerre contre Daech en Irak sera longue et en Syrie plus longue, tandis que les négociations de paix israélo - palestiniennes attendent une troisième Intifada, qui semblerait - il, éclater avec violence depuis Qods. Quant au « printemps arabe» sur lequel avaient beaucoup compté Washington et d’autres, il n’en reste que le titre, à l’exception de ce qui se passe en Tunisie. Dans ce contexte, la politique de la Maison Blanche, voulant associer les grandes puissances dans la gouvernance de la planète, au lieu de la gérer à elle seule, ont donné sur une nouvelle confrontation entre l’Occident et la Russie, depuis l’Ukraine jusqu’au Moyen - Orient. Les nouvelles crises dans la région qui éclatent en série ont si occupé Barack Obama, qu’il n’a plus de temps à consacrer au Pacifique pour trouver une solution à la puissance montante de la Chine et à la brider ou bien la persuader à avoir un partenariat puissant avec les Etats - Unis pour qu’ils parviennent à protéger leurs intérêts depuis l’Extrême - Orient jusqu’au Sud - est asiatique en passant par le Moyen - Orient. De l’Australie jusqu’au Japon, la Corée du Sud, le Vietnam… Même si le président Obama décide, avec une grande détermination, de régler tous les problèmes et les crises, il n’aura pas le temps nécessaire dans la pratique pour les régler. Il devra quitter la scène en 2017. Le président qui, au premier jour de son arrivée à la Maison Blanche, a hérité de son prédécesseur toute une longue liste de projets et de dossiers restés en chantier, ne voit pas non plus devant lui un terrain pour pouvoir se distinguer des autres. Autrement dit, il n’a pas le temps d’agir en pompier et d’éteindre les flammes du feu qui embrasent presque tout le Moyen - Orient. Son unique et seul espoir qui pourrait l’apaiser, repose dans l’accord sur le nucléaire iranien, d’ici la fin du mois de novembre(…) Il a relégué au second plan, sur la liste des priorités de la Maison Blanche, mais il s’est vu rapidement au milieu des dédales des énigmes compliqués du Moyen - Orient dont l’étendue de l’incendie s’amplifie d’instant à l’instant; l’unique opportunité pour ouvrir un nouveau chapitre dans l’Histoire est l’Iran; c’est pourquoi il ne peut pas permettre que l’Iran parvienne à la bombe atomique, ce qui ferait déclencher une concurrence dangereuse au sein du Moyen - Orient et la prolifération d’armes nucléaires depuis la Turquie jusqu’en Egypte en passant par l’Arabie; mais il peut tolérer un Iran nucléaire(…) Loin de spéculations gratuites, loin de toute attente, il y a une vérité indéniable: la Maison Blanche à sa tête Barack Obama a mis tout son poids dans la balance pour concrétiser l’accord nucléaire avec l’Iran. Au terme des négociations de son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov avec son homologue américain John Kerry, Moscou a déclaré qu’une opportunité véritable dans les négociations pour parvenir à des « accords concrets» est obtenue. C’est idée est juste que la Maison Blanche accorde aussi un grand intérêt aux affaires du Moyen - Orient, mais ce sera plus juste, si l’on dit qu’elle n’est pas pour autant si pressée de les régler que pour tourner une nouvelle page dans le nucléaire iranien. Après qu’il sera confirmé que l’Iran n’a pas la capacité de fabriquer la bombe atomique, on pourra remettre aux calendes grecques, les autres dossiers de la région. Depuis la Palestine jusqu’en Afrique maghrébine en passant par la Syrie, l’Irak et le Yémen. Il ne sera plus besoin de répéter que « les substituts à cet accord seraient terribles»; si les six pays ne parviennent pas à conclure un accord avec l’Iran, les portes seront verrouillées au - delà du 24 novembre. Y aurait - il une situation plus dure pour le monde arabe que l’actuelle donne où il se trouve? Depuis la Libye et l’Egypte qui est en conflit son voisin et combat le terrorisme au Sinaï jusqu’au Yémen, la Palestine, l’Irak, la Syrie et le Liban qui avancent vers le point irréversible! Bien sûr, tous les dynamites dans le dossier nucléaire et les négociations diplomatiques Iran / 5 + 1 ne dépendent pas des décisions d’Obama et de Rohani. La donne au Moyen - Orient, conjuguée à ses complications et ses problèmes, est plus que jamais dangereuse. Il y a aussi d’autres acteurs qui ont leurs propres intérêts; en l’occurrence le rôle des pays arabes du littoral du golfe Persique ainsi que le rôle identique des puissances et des parties locales, ethniques et confessionnelles de la région, selon lequel les pays agissent, ainsi que certaines institutions religieuses ancrées, qui font avancer leurs politiques sur cette base. Ceux - là même qui sont à l’origine de tous les effondrements et des guerres civiles au sein du monde de l’Islam. Certes, une telle situation et ses éléments dynamites imprégneront de manière active toutes les stratégies internationales et régionales notamment le rôle actif dans la reconstruction des nouveaux gouvernements régionaux partout dans le monde arabe. Il fait maintenant dix ans que l’on discute du nucléaire iranien. Si les semaines à venir annoncent la bonne nouvelle d’un accord, le premier pas sera franchi sur une voie très longue, une voie qui pourrait durer de longues années. Tout le monde veut avoir son siège derrière la table qui sera mise en place à la fin des guerres. « Les substituts seront terribles» et pourront embraser la région entière; tout dépend des prochains accords avec l’Iran. Nombreux seront ceux qui seront les grands perdants dans cette guerre tandis que d’autres en profiteront afin d’ouvrir un autre casier dans la région. L’Iran qu’Abou Bakr al - Bagdadi voulait défier, a fait jeter à l’eau tous les plans de ce dernier, avec l’émergence d’Abdel Malek al - Houthi; l’Iran nage en toute liberté depuis la péninsule jusqu’au Levant. Le président américain, Barack Obama, ferait ses adieux dans des circonstances où il laisse derrière lui en héritage des guerres pour ses prédécesseurs; les stratèges de guerre s’emploieront à déterminer le même sort pour le Yémen que celui de l’Irak, la Syrie et le Liban afin de devenir un lieu pour des confrontations politiques avec l’Iran. La fumée de la guerre contre Daech fera - t - elle écran au conflit de 10 ans et demi contre les talibans? Serait - on témoin avec le temps des négociations avec Daech et ses compères?