Le célèbre journaliste et spécialiste du monde est revenu, dans son récent article sur l ' accord signé entre le gouvernement yéménite et les Houthis.
Il évoque dans son article quatre scénarios dont l ' élection d ' Abdul Malek Al - Houthi comme leader du Yémen et l ' effondrement du gouvernement. L ' insistance des protestataires sur leurs revendications et exigences légitimes a abouti à la signature d ' un accord entre les révolutionnaires et le gouvernement yéménite. Dans son article publié dans le quotidien al - Ray al - Youm, Abdul Bari Atwan écrit: «Le groupe d ' Ansarallah s ' est emparé, sans une résistance et encombre, sur des établissements étatiques dans la capitale «Sanaa», du Ministère de la Défense jusqu ' à l ' hôpital et la banque centrale, et même le Ministère de l ' intérieur a appelé les forces de sécurité à ne pas affronter les protestataires. Le premier ministre yéménite a démissionné, tout en allant jusqu ' à qualifier de dictateur le Président yéménite, Abdul Hadi Abd Raba». Et lui de poursuivre: «Le plan des pays arabes du Golfe persique qui est le principal facteur du transfert pacifique du pouvoir au Yémen s ' est effondré, mettant le pays au bord d ' une nouvelle ère qui pourrait être marquée par la partition, le démembrement, et la guerre ethnique. Le silence de l ' Arabie Saoudite, voisin septentrional du Yémen et la non - ingérence du régime saoudien pour sauver Abdo Raba est la plus grande interrogation pour les sunnites yéménites. Et Abdul Bari Atwan de poursuivre: «certains disent que l ' Arabie Saoudite a l ' intention d ' éradiquer les Frères musulmans au Yémen, regroupés au sein du Parti Islam(Réforme) et de la Famille d ' Al - Ahmar. Et ce sont les Houthis qui accomplissement cet acte par procuration pour l ' Arabie Saoudite. Certains disent qu ' il avait une forte coordination entre Ali Abdullah Saleh, ancien Président yéménite et les forces de sécurité et militaires au Yémen d ' une part et d ' autre part, les Houthis étaient assoiffés de se venger des Ale Al - Ahmar, qui s ' étaient révoltés contre Ali Abdullah Saleh et l ' avaient renversé et même tenté de l ' assassiner». Et Abdul Bari Atwan d ' indiquer: «La question que pose l ' élite politique du pays est de savoir comment se fait - il que l ' Arabie Saoudite a soutenu le Président égyptien, Al - Sissi et a refusé d ' en faire ainsi pour le Président yéménite? L ' Arabie Saoudite serait - elle prête à accepter la défaite des Frères musulmans au Yémen quitte à voir les Houthis, appuyés par l ' Iran, prendre le contrôle du Yémen, ce qui pourrait être une menace pour son pays?». Et Abdul Bari Atwan de préciser: «Après cette révolution, de nombreux scénarios attendent le Yémen, dont:
1. Que le mouvement d ' Ansarrallah prenne le pouvoir au Yémen, et le régime monarchique soit rétabli comme d ' avant la révolution de 1962. Les Hachémites sont, toujours, présents, au Yémen et attendent revenir au pouvoir et leur troisième génération est plus éduquée et éclairée. 2. Qu ' Abdul Malek Al - Houthi devienne leader suprême du Yémen et prenne en main les affaires et l ' Etat du pays soit confié à une équipe exécutive. 3. Qu ' Abdo Raba demeure, d ' une manière symbolique et sans aucune réforme, mais que les Houthis aient dans les mains les affaires du pays et gouvernement en coulisses. 4. Qu ' on assiste à l ' affrontement et à l ' effondrement de l ' Etat, car le mouvement des Houthis ne songe pas, seulement à étendre leur sphère d ' influence au sud, il s ' est concentré, également, sur les régions à population Zyadie au Nord du Yémen. Par ailleurs, le sud - est du pays est entre les mains des forces d ' Al - Qaïda. Donc, de la ville de Sanaa jusqu ' à Taez, les Yéménites se trouvent entre le gouvernement et ceux qui veulent dominer le pays, d ' autant plus que les régions du Sud sont réparties entre les mains des séparatistes et le Sud - est est entre les mains des forces d ' Al - Qaïda. Et le passage du temps démontrer, lequel de ces scénarios l ' emportera».