Dès le début de la crise en Syrie qui s’est vite transformé en une guerre civile en raison des puissances occidentales et arabes, les Etats - Unis pris des positions différentes à l’égard des événements syriens.
Au début de la crise en Syrie, le gouvernement américain a d’abord essayé de ne pas prendre hâtivement position pour ou contre les belligérants, pour avoir assez de temps pour évaluer la situation. Cependant, quant plusieurs pays de la région ont commencé à soutenir les terroristes, les Etats - Unis ont décidé de prendre position en faveur des groupes terroristes et des rebelles armés, en violation des normes internationales. Ainsi, la Maison Blanche a intégré le projet du reversement du gouvernement de Damas dans son ordre du jour. A partir de cette période, la politique des Etats - Unis consistait à faciliter l’armement des terroristes qui se battaient en Syrie contre le gouvernement du président Bachar al - Assad. Plus tard, suite à l’avancée des forces de l’armée syrienne et la libération de la région stratégique d’al - Quseir par les soldats syriens, l’administration Obama a envisagé d’élaborer des plans pour une intervention militaire en Syrie, et ce d’autant plus que l’usage des substances chimiques par les terroristes avaient permis aux médias régionaux et internationaux d’attribuer ce crime de guerre au gouvernement et à l’armée syriens. Dans ce contexte, la Maison Blanche était allée jusqu’à fixer un ultimatum pour lancer une frappe militaire contre l’armée syrienne. Pourtant l’expérience des guerres américaines en Afghanistan et en Irak avait prouvé que les Etats - Unis n’avaient pratiquement plus la force ni envie de s’impliquer dans une nouvelle guerre dans la région du Moyen - Orient. Washington a préféré donc de changer de cap pour demander le désarmement chimique du gouvernement syrien. Le gouvernement de Damas a accepté cette proposition et a coopéré avec la communauté internationale en démantelant son arsenal d’armes chimiques, d’autant plus que l’usage de ces armes n’avait aucune place dans la stratégie défensive de l’armée syrienne dans sa guerre contre les terroristes. Au fur et à mesure des divergences très profondes sont apparues parmi les rebelles armés et les groupes terroristes en Syrie. Les Etats - Unis ont annoncé qu’ils ne soutiendraient plus que les groupes rebelles qu’ils considéraient comme « modérés». Mais le cours des événements ont vite mené la stratégie américaine dans une véritable impasse.La politique des Etats - Unis et de leurs alliés en vers Daech en Syrie:Deux scénarios sont envisageables pour examiner la stratégie de l’administration Obama envers les activités du groupe terroriste de Daech en Syrie: 1 - Les Etats - Unis peuvent se servir de leurs drones et avions de reconnaissances pour évaluer avec plus de précision la situation des terroristes de Daech en Syrie. La plupart des autorités américaines soutiennent cette mesure depuis des mois, car ils estiment que la collecte de plus d’information pourrait leur être utile lorsque l’armée américaine recevra l’ordre d’attaquer les positions des terroristes de Daech en Syrie. 2 - Les Etats - Unis et leurs alliés occidentaux aideront davantage les rebelles syriens qu’ils considèrent comme « modéré». Dans ce sens, plusieurs pays européens dont l’Allemagne ont déjà livrais des armes et des munitions aux rebelles syriens. Certaines sources d’information ont fait état de l’intervention des forces militaires spéciales de la Grande - Bretagne en Syrie pour arrêter les terroristes qui ont la nationalité britannique. En outre, des informations ont été également diffusées sur la décision de Paris à armer les rebelles soi - disant « modérés» pour que ces derniers se battent à la fois contre le gouvernement syrien et les terroristes de Daech.Les scénarios américains pour se battre contre Daech en Syrie:Pour prévoir les scénarios éventuels de la politique américaine envers les terroristes de Daech en Syrie, il faut peut - être examiner la situation actuelle des choses et la position prise par chacun des acteurs. Compte tenu de la politique de la Maison Blanche dans la région du Moyen - Orient depuis une décennie, deux scénarios semblent être plus plausibles pour prévoir les actions éventuelles des Etats - Unis dans le contexte actuel de la région:Premier scénario:Il est possible que le gouvernement américain décide de ne pas mener des opérations militaires en Syrie pour se battre contre les terroristes de Daech. Il est vrai que le président des Etats - Unis Barack Obama a insisté, dans ses discours, sur la nécessité d’attaquer les positions des éléments de Daech partout, même à l’intérieur de la Syrie, mais il est possible aussi que la Syrie n’occupe pas dans la politique américaine une place aussi importante que l’Irak. Trois raison existent pour expliquer la décision éventuelle de Washington pour ne pas mener une offensive militaire en Syrie: 1 - L’opposition de la communauté internationale et des alliés puissants de la Syrie: A l’époque où les Etats - Unis avaient l’intention d’attaquer la Syrie sous prétexte de l’usage des armes chimiques, le Congrès américains et certains pays occidentaux comme la Grande - Bretagne se sont opposé à cette attaque. Mais ce qui avait dissuadé le président Barack Obama c’était les menaces et les mises en garde de la Russie de Vladimir Poutine. Mais il ne faut oublier non plus la puissance de l’axe de la Résistance en Syrie, car la résistance a joué aussi un rôle non négligeable pour dissuader les Etats - Unis d’attaquer militairement la Syrie. Ces dernières années, surtout depuis le mouvement du réveil islamique dans les pays arabes, l’Iran a prouvé qu’il ne cessera pas de défendre les idéaux et les objectifs de la Résistance. En outre, la Russie ne veut pas non plus perdre son influence au Moyen - Orient via la Syrie, tandis qu’elle est entrée dans un bras de fer difficile avec les Etats - Unis et l’Europe en Ukraine. Les dirigeants du Kremlin savent très bien que s’ils renoncent à leurs intérêts en Syrie, serait un nouvel échec de la Russie face aux Occidentaux. En effet, depuis les événements qui se sont produit en Géorgie, la Russie a décidé de rester ferme dans sa position à l’égard des Etats - Unis et leurs alliés européens, de sorte que certains analystes parlent d’une nouvelle guerre froide entre la Russie et les Etats - Unis. Quant à la Syrie, les événements de ce pays font partie d’un nouveau conflit entre Moscou et Washington dans cette nouvelle guerre froide. 2 - damas s’oppose à l’intervention unilatérale des Etats - Unis: les activités des terroristes de Daech en Irak ont prouvé que l’armée irakienne n’était pas capable de résoudre cette crise toute seule. Par conséquent, c’était le gouvernement de Bagdad lui - même QUI A DEMAND2 AUX Etats6Uins d’intervenir militairement contre les terroristes de Daech sur le territoire irakien. Or, le cas de la Syrie est très différent: le ministre syrien des Affaires étrangères a annoncé officiellement que si les Etats - Unis intervenaient unilatéralement contre les positions de Daech en Syrie, le gouvernement de Damas le considérera comme une agression étrangère. Même après le discours du président des Etats - Unis Barack Obama concernant la nécessité d’une intervention militaire directe des Etats - Unis contre les terroristes en Syrie, le conseiller politique du président Bachar al - Assad a annonce que la violation de l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation du gouvernement de Damas amènera la DCA syrienne à prendre pour cibles les avions militaires américains. Par ailleurs, les autorités de Washington ont rejeté toute coopération avec Damas dans le cadre de la lutte contre les terroristes de l’Etat islamique(Daech). Ceci étant dit, toute intervention militaire des Etats - Unis contre les positions des terroristes de Daech en Syrie pourrait créer le risque d’une nouvelle guerre américaine dans la région du Moyen - Orient. Les problèmes économiques, la mauvaise expérience des deux guerres américaines en Afghanistan et en Irak, et l’approche de la date fixée pour les élections du Congrès aux Etats - Unis sont donc d’importantes raisons pour que le gouvernement du président Barack Obama se dissuade d’attaquer les positions de Daech à l’intérieur de la Syrie. 3 - L’inexistence d’intérêts américains directs en Syrie: la Syrie n’a pas la même importance que l’Irak dans la stratégie globale des Etats - Unis dans la région du Moyen - Orient. L’Irak occupe une place toute particulière dans la stratégique moyen - orientale de Washington. Les richesses pétrolières de l’Irak et la situation de la région autonome du Kurdistan irakien sont très importants aux yeux des dirigeants de la Maison Blanche qui souhaitaient que l’Irak devienne le modèle de la démocratisation à l’américaine dans toute la région du Moyen - Orient. Mais pour le moment, la guerre contre le terrorisme extrémisme de Daech semble devenir la priorité des Etats - Unis à l’intérieur de l’Irak, car les activités de ce groupe terroriste menace sérieusement les intérêts de Washington dans ce pays. Les Américains ont des intérêts beaucoup plus grands en Irak qu’en Syrie: a) La protection du personnel américain à Erbil, capital de la région autonome du Kurdistan irakien. b) La protection des Kurdes d’Irak: Les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien ont prouvé à maintes reprises qu’elles sont les alliés principaux de Washington en Irak et elles jouent un rôle important dans le maintien des intérêts de la Maison Blanche dans ce pays. Les Etats - Uins ont des relations historiques très complexes avec les Kurdes d’Irak depuis longtemps. Dans ce sens, le gouvernement local du Kurdistan irakien a demandé aux Etats - Unis d’armer et de former les forces Peshmergas. c) La protection des régions pétrolières de l’Irak face aux attaques des terroristes de Daech: en Syrie et en Irak, les terroristes extrémistes de Daech ont tout fait pour contrôler les puits de pétrole et les installations pétrolières, car ils ont besoin de l’argent de la vente illégal de ce pétrole volé via le territoire turc. La mainmise des terroristes extrémistes sur les puits de pétrole en Irak pourrait menacer les intérêts des grands pays consommateurs de pétrole, car l’Irak possède la troisième réserve mondiale du pétrole, et l’avancée des terroristes de Daech vers le Koweït pourrait perturber considérablement le marché mondial de l’or noir.Deuxième scénario:D’après le deuxième scénario, les Etats - Unis commenceront à attaquer les positions des terroristes de Daech à l’intérieur de la Syrie sans en demander la permission aux autorités du gouvernement du président syrien Bachar al - Assad. Plusieurs éléments rendent possible la réalisation de ce scénario sur le terrain: 1 - L’importance de la présence et des activités des terroristes de Daech en Syrie: Dans son discours, le président des Etats - Unis Barack Obama avait annoncé explicitement que les forces militaires américaines attaqueront les éléments de Daech partout. Pour le moment les forces de Daech son concentrées dans les provinces occidentales de l’Irak et dans les régions de l’Est et du Nord - Est de la Syrie. Quand les Américains attaquent les positions de Daech dans les provinces irakiennes d’al - Anbar et de Salaheddine, les terroristes peuvent très vite se retirer au - delà de la frontière entre l’Irak et la Syrie et se mettre à l’abri à l’intérieur du territoire syrien. Par conséquent, dans le cadre de la stratégie globale que le président Barack Obama a annoncée pour faire la guerre contre les terroristes de l’Etat islamique(Daech), il serait absolument nécessaire que les forces militaires américaines prennent pour cibles les positions de Daech à l’intérieur de la Syrie, mais sans obtenir l’approbation du gouvernement de Damas. En outre, les chefs de Daech ont annoncé qu’ils veulent instaurer leur « califat» sur le territoire syrien et irakien réunifiés. 2 - Le renversement du gouvernement de Damas: L’autre objectif de l’intervention militaire des Etats - Unis à l’intérieur de la Syrie est de préparer le terrain au renversement tôt ou tard du gouvernement du président Bachar al - Assad. Le renversement du gouvernement de Damas est l’objectif annoncé des Occidentaux, des Israéliens, des Arabes et des dirigeants turcs depuis le début de la crise actuelle en Syrie. L’année dernière, le Congrès américain s’était opposé à la décision du président Obama de mener des attaques contre la Syrie. Mais maintenant, l’administration Obama veut profiter de la guerre contre les terroristes extrémistes en Syrie pour réaliser son but principal dans ce pays, c’est - à - dire le « changement du régime» à Damas. Les dirigeants américains croient que la participation de 40 pays à la coalition internationale pourrait leur donner la légitimité nécessaire pour renverser le gouvernement du président Assad à Damas. Par conséquent, que Damas soit d’accord ou non, les Etats - Unis attaqueront la Syrie d’abord pour combattre les terroristes puis pour renverser le gouvernement du président Bachar al - Assad.