Les pays qui se donnaient le nom des «Amis de la Syrie» ont tout essayé afin de renforcer les takfiristes dans ce pays. Maintenant, c ' est sous l ' appellation de l ' Alliance internationale pour la lutte contre Daesh qu ' ils sont entrés dans l ' arène, avec, dans la tête, les plans funestes, pour le Moyen - Orient et l ' Irak. Les dirigeants des pays membres de l ' Otan se sont réunis samedi au Pays de Galles pour discuter des questions d ' ordre sécuritaire, par exemple, la crise ukrainienne, les violences en Libye et les actes de Daesh en Irak et en Syrie.
Les agissements continus de Daesh, avec l ' exécution de deux journalistes américains et le commencement des raids aériens US contre les positions des takfiristes dans certaines régions irakiennes, ont placé Daesh au centre d ' attention des responsables occidentaux et des dirigeants déterminants au sein de l ' alliance nord - atlantique. Sur ce fond, le Président français François Hollande a affirmé que son pays était prêt à adhérer à l ' alliance anti - takfiriste en Irak, tandis que le Premier ministre britannique David Cameron a plaidé pour l ' augmentation du budget militaire des pays de l ' Otan, en allusion à la menace grandissante de Daesh. Le Président américain, Barack Obama a lui aussi affirmé qu ' il vaincrait Daesh, tout comme il a déjà vaincu Al - Qaïda. Les dirigeants de l ' Otan ont tous parlé de la formation d ' une alliance internationale de la lutte contre Daesh. Cette initiative prévoit la formation d ' une coalition réunissant les USA, la France, le Royaume Uni, l ' Allemagne et leur allié régional: la Turquie, membre, elle - même, de l ' Otan, ainsi que la Jordanie, l ' Arabie saoudite, le Qatar, l ' Egypte et les Emirats Arabes Unis, pour combattre le groupe terroriste Etat islamique ou Daesh. Les dirigeants de l ' Otan appellent aussi à la contribution d ' autres pays voisins de l ' Irak, allusion à l ' Iran et à la Syrie, pour freiner Daesh. Cette initiative a été élaborée, alors que les Etats - Unis ont commencé il y a quelques semaines leurs attaques aériennes contre les positions de Daesh dans le Nord irakien. Les responsables militaires états - uniens et des autres pays de l ' Otan savent pourtant bien qu ' étant donné le statut de paramilitaire de Daesh, de telles opérations limitées ne donneront pas les résultats escomptés. De l ' autre côté, les pays occidentaux qui ont accumulé une mauvaise expérience en Irak et en Afghanistan, sont toujours aux prises avec les problèmes issus de la crise financière, tandis que leurs opinions publiques bannissent l ' intervention militaire directe contre Daesh en Irak. En fait, le jeu des pays occidentaux dont les Etats - Unis, la France et la Grande Bretagne consiste à écarter la menace que le groupe Daesh représente à leurs intérêts, concernant, surtout, les ressources pétrolières, au Nord de l ' Irak; mais pour ce faire, ils ne veulent pas expédier d ' effectifs militaires au champ de bataille. Ils préfèrent plutôt rester en dehors de l ' arène et intégrer les autres à la guerre, en fonction de leurs propres intérêts. Une fois que la donne sera calmée, ils en profiteront pour récolter les résultats de la nouvelle conflictualité au Moyen - Orient. Certains médias du mont ont parlé d ' une coopération Téhéran - Washington contre Daesh, ce que les responsables de la RII ont rapidement démenti. Mais il ne faut pas oublier que l ' ennemi de notre ennemi ne s ' avère pas toujours être notre ami. C ' est seulement dans le cadre des efforts conjoints avec ses amis en Irak, qu ' ils soient kurdes, chiites ou sunnites, que la RII accepte de contribuer à la lutte contre les takfiristes. L ' Iran aura perdu au jeu, une fois réduit à l ' infanterie des opérations otaniennes contre Daesh en Irak. Il y a également une autre question à ne pas oublier. Bien que Daesh ne représente pas le vrai islam, bien qu ' il représente une fausse vitrine du sunnisme, lorsqu ' il s ' agit de faire face directement à ce groupe, il faut veiller à ne pas agir de sorte à permettre aux haut - parleurs médiatiques de l ' Occident ou anti - iraniens, de faire passer la lutte contre Daesh comme étant une guerre contre le sunnisme en Irak. Serions - nous, donc, face à une ironie de l ' histoire?!! L ' initiative de former l ' alliance anti - Daesh élaborée à l ' Otan révèle clairement l ' insolence des dirigeants occidentaux ou régionaux. Cela fait 3 ans en Syrie, lorsqu ' ont surgi les protestations qui, au début, n ' étaient pas armées, ces mêmes pays qui forment aujourd ' hui leur alliance antiterroriste, se donnaient rendez - vous, sous l ' appellation des Amis de la Syrie, dans des réunions en série, tout cela, pour accorder leur appui tous azimuts aux takfiristes, les takfiristes qui font aujourd ' hui en Irak ce qu ' ils fabriquaient alors dans les banlieues d ' Alep et de Damas!… Nous aurions eu la mémoire courte, pour oublier comment la Turquie s ' était transformée alors en l ' itinéraire du transfert d ' armes à destination des groupes takfiristes, ou comment le Qatar et sa chaîne Al - Jazeera jouaient la carte des opposants armés ou encore, comment le Ministre saoudien des Affaires étrangères, entouré de journalistes, demandait aux Occidentaux de fournir les armes mortelles aux rebelles syriens. Maintenant, il faut attendre et voir quel plan envisagent les dirigeants de l ' Otan pour l ' Irak, sous couvert de la lutte contre Daesh! Iront - ils transformer l ' Irak en ruine à l ' instar de la Libye? Ou les forces coalisées seront - elles envoyés sur le terrain? Quoi qu ' il en soit, la RII jouera son rôle, en fonction de ses intérêts nationaux et régionaux. A cause de son statut de voisinage avec l ' Irak où le groupe Daesh a pris le contrôle de vastes régions, l ' Iran est exposé aujourd ' hui à de nouvelles menaces à ses frontières. On a affaire à un danger sécuritaire enclin à dépasser les frontières de l ' Irak. Le bon sens l ' exige: il ne faut pas rester un simple spectateur… L ' aspect ironique de cette histoire rappelle aussi le cas du 11 septembre. A en croire les médias, plus d ' une moitié des pirates de l ' air impliqués dans l ' attaque contre les tours jumelles étaient d ' origine saoudienne. En plus, les cadres d ' Al - Qaïda étaient proches et en contact avec les familles royales en Arabie saoudite ou dans d ' autres pays arabes du golfe Persique. Après avoir appelé au secours de Téhéran, dans la lutte contre les Talibans afghans que seulement les E. A. U et l ' Arabie saoudite avaient reconnus, le Président américain de l ' époque George W. Bush qualifia l ' Iran de l ' Axe du mal!!!