Ces Libyens de Benghazi et ces voyous dans le vieux quartier de la Citadelle d’Alep dont aujourd’hui’ hui encore on n’a plus de nouvelles je pense que ce témoignage peut être intéressant.
Oui, notre maison a été occupée à la mi 2012 par une katiba(le mot est devenu courant alors) de quinze Libyens de Benghazi. C’est alors ce que les deux cousins qui étaient alors dans le quartier dont un chez nous avec sa famille pour garder la maison et parce qu’il n’avait plus où aller, ont pu avoir ces renseignements de qui ils étaient parce qu’ aussi cette première bande de vermine voulait savoir qui habitait dans cette maison - ils ont alors tout fouillé).(Au fait c’était une première pour le quartier que ces étrangers et libyens débarques dans la Vieille Ville et qui y mettaient le chaos alors que c ‘était encore calme quand dans le reste d’Alep) la population vivait déjà dans la peur des combats, mais surtout vols, enlèvements, rançons et etc i Par contre, quand ils ont su qu’on était françaises et que mon mari franco - syrien,(qu’ils voulaient tuer parce qu’il y avait une bouteille d’alcool dans le frigo) vivait en France, alors on a su le nom du chef et c’était bien un nom libyen. C’est dommage j’ai perdu le papier du nom mais ils ont dù être tués; Ils ont disparu assez vite pour être remplacés par des bandes armées de l’ASL(Djaech al Horr’ disaient sans cesse nos proches, et qu’ils étaient, eux, ces nouveaux en majorité du rif - campagne - d’Alep)! Le chef libyen, lui, qui était plus bavard, voulait qu’on contacte l’Ambassade de France à Damas;! Le cousin leur a dit qu’elle était fermée et ils ont dit alors « l’ambassade de France Beyrouth»! Bon ensuite ils ont menacé le cousin qui voulait récupérer ses affaires de le tuer s’il venait encore frapper à la porte, et que même sa famille ne pourrait pas savoir où il serait sous terre! Les voisins et les cousins, dont celui qui passait encore dans le quartier, et l’autre qui habitait non loin, les observaient et nous donnaient quelques nouvelles: par exemple qu’ ils transportaient des affaires avec des suzuki, soit de nos affaires soit pour en mettre chez nous! d’autres fois des mecs armés gardaient la rue assis sur nos chaises de jardin en fer(de la porte on peut voir l’entrée du souk du coton et toute la longueur de la rue va au souk. Une autre fois, les voisins ont ramassé tout ce qu’ils avaient jeté dans la rue de nos papiers livrets de famille et choses abimées…Un jour ds photos de notre maison la cour seulement et une pièce ont été mises sur Facebook avec cette mention c’est la maison des françaises De ce que j’ai vu après les libyens, elle n’était pas encore pillée mais en partie! Ensuite avec ces nouvelles bandes, il y a eu un mariage de chef dans la maison, puis ça a changé! Toujours l’ASl et aussi les voisins ont vu des suzukis où des gens chargeaient des affaires et une fois la porte est restée ouverte et le cousin a jeté un coup d’oeil et nous a dit que c’était pillé puis vers la fin, une nouvelle bande mais d’hommes armés: des armes dans la cour et un générateur, avant l’explosion de Carlton. Tout l’est d’Alep était devenu très dangereux pour les derniers habitants, et les voisins sont partis terrorisés dont en dernier un des cousins qui avait trop peur pour les siens et plus de quoi vivre: il doit être dans un camps de réfugiés vers la Turquie…. Depuis des mois on n’a plus aucune nouvelle et souvent je regarde des photos j’ai celle de tous les artisans qui travaillaient au Khan Chouné de l’ Artisanat Syriens! je me demande ce qu’ ils ont devenus, Comment ils survivent avec leurs familles! Certains travaillaient sur des grands métiers à tisser! ils ont sûrement dù les abandonner. Alors où ils travaillent et font quoi? cela m’obsède! C’était des mais et je passais de heures à discuter de leur travail!ceux des visiteurs d’Alep les ont vu au travail: le fabricant de couvre - lits matelassés de la famille Sabbagh, toujours au travail car il avait beaucoup de commandes et toujours souriant; le vannier et son fils, les tisseurs de draps de bains et etc..; Quand ces minables trop lâches qui se disent porte - parole du peuple syrien, qui paradent dans les médias complaisants et complices, et de ce qu’ils appellent « opposition», parlent de la Syrie, je voudrais bien les avoir face à moi pour les interpeller! J’ ‘arrive à le faire, parlois! et j’ai pu demander à Florence Aubenas où elle avait été « embedded» quand elle passait dans mon quartier avec ses fixeurs de Liwa al Tawa’id et photos sur le Monde!!bien sûr pas de réponse! ces lâches se protègent sans cesse..; ils ne sont que des lâches et des larbins! Cette Kodmani qui voulait, dans un article de libération, boycotter le « savon d’Alep», sic, et ces autres qui ne disent jamais rien de la douleur de tous ces Syriens et des ce Alépins et les méprisent t assez pour prendre la parole en leur nom alors que la majorité des Syriens ne les connaissent pas et même de nom de famille seul alors que la Syrie était quand même encore un village!