L ' illusion, dit - on, accompagne le bonheur et efface la crainte, comme les jeunes Arabes de la Palestine occupée en font l ' expérience, en célébrant, pour les uns le retrait israélien comme une victoire ou un recul, et d ' autres, plus anciens, y voient un déploiement de forces dont l ' Etat islamique est un prétexte. Car Israël a ouvert plusieurs fronts et compte sur des alliés non point seulement en Orient, mais ailleurs; la révolution ukrainienne sert les intérêts de l ' influence sioniste dans une terre qui lui est dévouée, car l ' Ukraine politicienne est parente du régime de Tel - Aviv, et le recul de la Russie, la pression des sanctions bancaires, la mobilisation de l ' OTAN dans le pays par la mise au pas militaire des pays de l ' Orient européen permettent, croient les géopoliticiens américano - sionistes, dont George Soros initiateur des troubles ukrainiens, comme il est su, que la Russie lâchera prise en Méditerranéenne, se tiendra sur la défensive et tournera son attention sur des troubles intérieurs que les agents islamistes des Etats - unis et des pays du Golfe, quelle que soit la crainte présente du roi Abdallah au besoin détrônable, en cas d ' indocilité, armeraient.
Il faut suivre à cet égard la stratégie, comme toujours, de l ' architecte de l ' univers du leadership U. S. Bzrezinski, lorsqu ' il demande de tenir l ' Etat islamique et son pseudo - Etat comme l ' axe autour duquel les alliances nouvelles peuvent se former, en espérant la participation ou du moins la neutralité de l ' Iran. Cette directive serait énigmatique si l ' on ne s ' efforçait d ' apercevoir le sens ou le but de la manœuvre militaro - financière de cette révolution à plusieurs visages qu ' équipe l ' Amérique du Nord, entendons Canada et Etats - Unis, en mentionnant ce Dominion britannique qui vient de refuser de recevoir des blessés palestiniens. Il s ' agit d ' un conflit avec la Russie et aussi d ' une main - mise, à cette occasion, sur ce qui reste de l ' indépendance européenne. Le Proche - Orient, dont la révolution importée en Syrie est le fait majeur, est une aile de cette agression, de cette nouvelle révolution ayant les mêmes buts que ceux de l ' impérialisme US d ' il y a cent ans: affaiblir l ' économie européenne, la maintenir dans le dollar, empêcher la Russie d ' adopter une politique d ' indépendance énergétique et la maintenir hors d ' Europe, surtout, comme l ' a écrit M. Friedmann dans le magazine Stratfor de 2012, que l ' on peut consulter sur le net, à l ' article " The future of Germany ", briser la coopération germano - russe, terreur des révolutionnaires libéraux pendant tout le 19 ème siècle. A cet égard l ' entité sioniste se révèle comme l ' élément d ' une immense armée dont on aurait tort de supposer que les derniers événements de la conclusion d ' une trêve illimitée annihile son importance et sa destination.
Ce sens de la révolution alliée à la conquête impériale est une constante souvent inaperçue de la politique anglo - américaine. Et ce n ' est pas avec une humeur socialiste ou émancipatrice que le député et plusieurs fois ministre, le franc - maçon notoire Viviani qui était un élu d ' Algérie pouvait s ' adresser à la chambre des députés en 1919 en leur disant: vous avez cru faire une guerre, vous avez fait une révolution! le même ton pourrait être employé envers tous ceux qui sont devenus des instruments et des jouets de la géopolitique dont le fameux Bzrezinski a formulé les termes dans son livre le Grand Échiquier.
Nous n ' en avons pas terminé avec les révolutions libertaires, islamistes et toutes celles qui sont armées et équipées d ' instructeurs et de démagogues formés par l ' école de l ' escroquerie internationale dont Netanyaou n ' est qu ' un enseignant parmi d ' autres, aussi maîtrisable que peut l ' être ce dollar inflationnairedont la Russie et les pays de la Brix veulent se débarrasser.