Sergio Romero a bloqué deux Néerlandais en tirs de barrage pour ouvrir toutes grandes les portes de la finale à l ' Argentine.L ' Albiceleste a conclu la tragique séance sur un pointage de 4-2 après 120 minutes de jeu sans but, mercredi. Vingt - huit ans après laMano de Diosdu mythique Diego Maradona, les mains de Romero, légales celles - là, ont permis à l ' Argentine de poursuivre sa quête d ' une troisième Coupe du monde.Vlaar et la déchéance instantanéeDès le début de la séance de tirs au but, Romero a entamé la rédaction du cinquième chapitre de l ' interminable tragédie hollandaise. Le gardien de l ' AS Monaco a anticipé parfaitement la frappe de Ron Vlaar. Il a, d ' un plongeon, relégué aux oubliettes la performance jusque - là impeccable du défenseur central, notamment devant Lionel Messi. Après l ' échec de Vlaar, Messi a fait son travail, Arjen Robben a maintenu les Pays - Bas dans le coup, Ezequiel Garay a préservé l ' avance d ' un but des Argentins, puis le ciel est tombé sur la tête des Oranje. Romero a lu les intentions de Wesley Sneijder. Trois tirs convertis plus tard, les Argentins jubilaient et les Pays - Bas se trouvaient de nouveaux démons à ajouter à leur vaste collection. L ' équipe orange, reconnue comme la meilleure à n ' avoir jamais remporté un Mondial, est tombée pour la deuxième fois de son histoire en demi - finales pour ajouter au drame de ses trois échecs en match ultime.Ténors muetsAvant de s ' illustrer en barrage, Romero passait un après - midi plutôt calme. Il n ' a eu qu ' à réussir un arrêt sur un tir de Robben d ' une distance d ' environ 25 mètres à la 99e minute. Il faut dire que les ténors des deux sélections ont été habilement contenus durant le plus clair des deux premières demies. Robben a obtenu la meilleure occasion du quintette d ' étoiles complété par Robin van Persie, Sneijder et les Argentins Messi et Gonzalo Higuain. À la 90e minute, le fougueux Néerlandais avait le but de la victoire au bout du pied, lancé à pleine vitesse dans une rare incursion menaçante. Javier Mascherano, véritable guerrier argentin, a une fois de plus fait sacrifice de son corps pour se jeterin extremisdevant sa frappe. Robben était renvoyé à son passé, lui qui avait perdu un duel décisif face au gardien espagnol Iker Casillas en grande finale en 2010.Messi en terrain inconnuDans le camp argentin, le meneur Messi s ' est déplacé avec une ombre nommée Nigel De Jong pendant 62 minutes. Quand il s ' est débarrassé du miraculé, le numéro 10 s ' est buté à Vlaar. Résultat: Messi a à peine touché au ballon dans la surface de réparation. En l ' absence d ' Angel Di Maria, Messi et Enzo Perez, titularisé pour la première fois du tournoi, ont mis du temps à se comprendre. Ezequiel Lavezzi, patrouilleur inlassable sur le flanc droit, a certes été la cible de longs ballons en provenance du milieu de terrain, mais les canaux de communication le reliant à Messi étaient obstrués. Une timide cohésion s ' est progressivement installée entre les quatre contributeurs offensifs, mais petit à petit, les acolytes de Messi ont quitté le terrain. Perez(81e), Higuain(82e) et Ezequiel Lavezzi(100e) ont cédé leur place respectivement à Rodrigo Palacio, Sergio Agüero et Maxi Rodriguez. Après de longues minutes de flottement attribuables à l ' instabilité de son entourage, Messi a finalement pu lancer quelques salves. Son lobe pour Palacio par - dessus le mur défensif a mis la table pour la meilleure occasion argentine(115e) bousillée par le choix de Palacio d ' y aller d ' une tête précipitée plutôt que d ' un pied certes tardif, mais plus sûr. Deux minutes plus tard, la Puce a finalement eu le meilleur sur Vlaar, contourné sur le flanc droit, pour servir un centre que Rodriguez n ' a pu honorer d ' une frappe franche. En 120 minutes, celui que plusieurs considèrent comme le meilleur joueur au monde n ' a pas su insuffler sa magie au match.Pas de lapin pour van Gaal Les sélectionneurs ont effectué leurs trois changements avant d'atteindre les deux heures de jeu. Pas question pour Louis van Gaal de répéter son coup de chapeau des quarts de finale quand il a envoyé Tim Krul freiner les tirs de barrage costaricains. Le maître à penser néerlandais a dû se fier à Jasper Cillessen, sans succès. Les Pays-Bas devront donc se contenter du match pour la 3e place face au Brésil, samedi. La sélection argentine, elle, se frottera aux Allemands en finale, dimanche.