Une fois les précautions médicales respectées, le jeûne s’avère parfois source d’inspiration ou de motivation pour les joueurs. Les performances de certains joueurs « s’améliorent encore pendant le jeûne », note le Dr Yacin Zerguini, qui reconnaît qu’il ne faut pas « chercher les réponses à ces questions dans le fonctionnement du métabolisme humain ». « C’est plus mental. Souvent, il faut montrer aux entraîneurs qui ne sont pas d’accord [avec le fait d'observer le Ramadan, NDLR] qu’on est là à 200% », explique en effet Madjid Bougherra.
« J’ai pu être un peu boycotté à cause de ça,on était trois ou quatre musulmans à l’entraînement mais on était toujours les premiers en tests physiques.On s’en sortait sans problème.»
Un constat étonnant relayé par Hakim Chalabi qui a souvent observé ce phénomène de transcendance lors de ses séjours en Europe:
« On nous demandait souvent d’inciter les joueurs à ne pas observer le jeûne», raconte l’ex - médecin du Paris SG, « mais curieusement, il y a des sportifs qui ont de meilleurs résultats pendant le Ramadan parce que le jeûne est désiré. Cela peut même devenir une aide spirituelle et psychologique.»