Certains portaient des photos de proches tués par des armes à feu. D'autres brandissaient des affiches implorant le Congrès d'agir. Et ils scandaient tous «Not one more» («Pas une autre»), le cri de ralliement de ceux qui estiment que les États-Unis devraient adopter des lois plus strictes pour empêcher les fusillades. L'événement avait été organisé par plusieurs groupes financés par l'ancien maire de New York Michael Bloomberg. Le milliardaire, qui n'était pas présent au rassemblement, est devenu un militant très en vue de la lutte contre les armes à feu aux États-Unis et a fourni des millions de dollars à cette cause. Le rassemblement s'est mis en branle dans le centre de Brooklyn, où se trouvait notamment Richard Martinez, dont le fils Christopher a été abattu le mois dernier à Santa Barbara, en Californie, quand un jeune homme a ouvert le feu dans un secteur universitaire. Alors que les marcheurs progressaient lentement à travers le pont qui mène à Manhattan, plusieurs brandissaient des affiches où l'on pouvait lire «Assez, c'est assez» et «Pourquoi nos enfants meurent-ils pendant que le Congrès ne fait rien?». Plusieurs dizaines de véhicules qui passaient sur le pont ont klaxonné en appui aux manifestants. Parmi les participants figuraient une centaine de citoyens de Newtown, au Connecticut, où une fusillade dans une école primaire a fait 26 morts, dont 20 enfants, en 2012. «Je veux que nos lois protègent nos enfants et non le lobby des armes», a affirmé Andrew Morosky, 48 ans, un résidant de Newtown dont les enfants étaient amis avec certaines des petites victimes. «Après ce qui s'est passé, j'ai senti que je devais faire quelque chose. Je suis resté à l'écart pendant trop longtemps.» Les organisateurs ont appelé les participants à bombarder leurs élus de demandes réclamant un renforcement des restrictions sur les armes. La National Rifle Association, le plus puissant lobby des armes à feu aux États-Unis, n'a pas répondu aux demandes de commentaires de l'Associated Press.