Le FC Séville s'est adjugé sa troisième Ligue Europa en trois finales, ce mercredi à Turin, en s'imposant lors de la séance de tirs au but face au Benfica Lisbonne (0-0, 4-2 tab). Le club portugais vient de perdre sa huitième finale de rang en Coupe d'Europe...
Benfica est donc maudit. Définitivement. Pour la deuxième année de suite et pour la huitième fois depuis 1962, les Portugais se sont inclinés en finale d’une Coupe européenne, mercredi, face au FC Séville(0-0,4-2 aux tab), qui a, lui, fait preuve d’une remarquable régularité avec un troisième sacre en Ligue Europa pour trois finales disputées(2006,2007, 2014). Il y a sept ans déjà, le club espagnol s ' était imposé aux tirs au but. Benfica ne fera donc pas le quadruplé historique après son succès en Championnat et en Coupe de la Ligue et avant la finale de la Coupe du Portugal dimanche. Il ne mettra pas non plus pas fin à la série noire face aux clubs espagnols, qu’il n’a plus battus depuis quinze rencontres et vingt - deux ans désormais. Dans un match longtemps indécis, avec une première mi - temps fermée et une deuxième plus enlevée, les Portugais n’ont craqué qu’aux tirs aux buts, un an après avoir perdu dans le temps additionnel face à Chelsea. Durant la séance fatidique, Oscar Cardozo et Rodrigo sont tombés sur Beto, qui a détourné leurs tentatives trop molles.

Gameiro marque le tir au but décisif

L’autre héros de la soirée est français et s’appelle Kevin Gameiro. L’ancien Parisien, meilleur marqueur de son équipe dans la compétition(5 buts), a transformé le quatrième tir au but des siens devant un virage espagnol en liesse. Beto avait donc fait le reste auparavant. Il s’était aussi montré décisif pendant le match en multipliant les arrêts(15 au total) face à Maxi Pereira(45e + 1), Rodrigro(45e + 2,80e), Lima(84e, 99e) ou encore Gaitan(57e). Un an après Amsterdam, les joueurs de Benfica sont donc encore montés à la tribune officielle en deuxième, derrière les arbitres. Ils ont de nouveau serré des mains la tête basse et enlevé leur médaille en descendant sur la pelouse. Et pour la huitième fois, ils ont été forcés de regarder le vainqueur soulever la Coupe. Pas leurs supporters, qui avaient déjà fui le Juventus Stadium les yeux embués.