Six sénateurs français, trois socialistes, deux UMP et un centriste, ont passé six jours en Iran où ils ont rencontré de nombreux officiels. Ils voulaient préparer le terrain dans la perspective d'un accord nucléaire ainsi que de la levée des sanctions internationales dans les prochains mois. L'Iran est en effet un marché prometteur de 80 millions d'habitants. La délégation française a été reçue par de nombreux officiels de haut rang qui ont tous répété la volonté de l'Iran de conclure un accord rapidement et de faire toute la transparence sur le programme nucléaire. L'Iran et les grandes puissances négocient activement un tel accord. Pour le président (UMP) de la Commission des finances du Sénat, Philippe Marini, la levée des sanctions internationales crée de nombreuses opportunités pour les compagnies françaises dans les secteurs pétrolier et gazier notamment avec Total, dans le secteur automobile avec Peugeot et Renault ou encore dans l'aéronautique avec Airbus. Mais ils demandent aux Etats-Unis de ne pas utiliser les sanctions pour pousser leurs pions. Reste que rien n'est encore conclu. Et même dans un tel cas, les sociétés américaines devront attendre le feu vert du Congrès. Sans oublier l'absence de relations diplomatiques avec l'Iran depuis 35 ans.