Le gouvernement français, qui est, depuis le début de la crise syrienne, un soutien inconditionnel des terroristes et des rebelles armés qui se battent contre le gouvernement de Damas, a fait état de l’élaboration d’un plan, pour empêcher le départ des extrémistes français, pour la Syrie. Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a détaillé le «Plan anti - filières jihadistes» censé dissuader les Français tentés par la guerre, en Syrie. Ce plan, qu ' il a présenté, mercredi, en Conseil des ministres, comporte une dizaine de mesures, qui seront mises en œuvre, " dans les jours qui viennent ", a déclaré Bernard Cazeneuve, sur France 2. Parmi elles, la création d ' un numéro vert et la mise en place d ' une plateforme de signalement, sur Internet, «à destination des familles qui constatent que leurs enfants sont en rupture», a expliqué le ministre. À cet effet, pour les mineurs, les parents pourront s ' opposer, préalablement, à un départ de leur enfant vers la Syrie ou un pays frontalier, selon le ministre. «Il en est de même, d ' ailleurs, pour les majeurs, et nous prenons des dispositions législatives, à cet effet», a - t - il ajouté. Autres mesures notables, la privation de passeport, pour les Jihadistes avérés, la possibilité d ' expulser des étrangers impliqués dans des filières jihadistes ou encore le gel des avoirs des micro - filières, selon une source proche du dossier. Le ministre français de l’Intérieur a, également, évoqué le développement de cyber - patrouilles, afin d ' intensifier la surveillance, sur Internet. Interrogé sur la possibilité de supprimer la nationalité française à des extrémistes, le ministre français de l ' Intérieur a rappelé que cela serait tout à fait possible, à condition que la personne concernée soit devenue française, par naturalisation, et dispose d ' une double nationalité. Les propos du ministre français de l’Intérieur sont tenus, alors que Paris a, toujours, soutenu les terroristes takfiris, en Syrie. Mais ce qui semble inquiéter les responsables français, c’est le retour de ces terroristes, en France. Le nombre de ces individus, que l’on appelle, maintenant, «les Jihadistes européens», ne cesse d’augmenter. Alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait annoncé que plus de 600 Européens faisaient la guerre, en Syrie, contre le gouvernement de Damas. Cette inquiétude est partagée par les autorités d’autres pays européens, dont l’Allemagne ou la Grande - Bretagne. Cependant, les gouvernements européens maintiennent leur approche ambiguëenvers la Syrie, car, en juin 2013, ils ont annulé l’interdiction d’envoi d’armes et de munitions aux rebelles et aux groupes terroristes, en Syrie, en autorisant le soutien financier à ces groupes. Ceci dit, les capitales européennes légitiment le combat armé contre le gouvernement syrien, mais ils se disent inquiets du retour, tôt ou tard, des terroristes européens, dans leurs pays d’origine. Autrement dit, les dirigeants européens savent très bien que le feu qu’ils ont allumé, en Syrie, finira par leur brûler les mains.