La crise ukrainienne pourrait être favorable au secteur gazier iranien…
Selon des analystes, si la situation diplomatique ne change pas, le bras de fer entre l’Occident et la Russie en Ukraine pourrait être favorable au secteur gazier d’Iran, dans la mesure où le pays le détenteur de la deuxième grande réserve de gaz naturel du monde après la Russie, réserves qui a été d’ailleurs peu exploité en raison des sanctions étrangères, estime le quotidien The Economist. Depuis plusieurs semaines des pays européens disent qu’ils se trouvent devant une épreuve historique importante en ce qui concerne leur dépendance énergétique par rapport à la Russie. The Economiste a écrit, il a quelques jours, que l’acheminement par le gazoduc du sud de la Russie qui transfère le gaz naturel russe vers la mer Noire et l’Europe, pourrait être perturbé en raison de la crise en Ukraine. Par ailleurs, les Européens sont en train d’étudier la construction d’un autre gazoduc qui doit transférer le gaz naturel des anciennes Républiques soviétique vers l’Europe via le territoire turc en contournant la Russie. Selon les estimations, ce projet serait exploitable en 2018. D’ailleurs, la Russie s’est toujours opposé à la construction d’un tel gazoduc. Selon des analystes, si la situation diplomatique ne change pas, le bras de fer entre l’Occident et la Russie en Ukraine pourrait être favorable au secteur gazier d’Iran, dans la mesure où le pays le détenteur de la deuxième grande réserve de gaz naturel du monde après la Russie, réserves qui a été d’ailleurs peu exploité en raison des sanctions étrangères, estime le quotidien The Economist. C’est peut - être pour cette raison que le ministre iranien de l’Industrie, des Mines et du Commerce, Mohammad - Reza Nematzadeh a déclaré récemment que la République islamique d’Iran pourrait être un partenaire fiable pour l’Europe en ce qui concerne l’exportation de son gaz naturel vers les pays européens, en proposant l’acheminement du gaz naturel iranien vers l’Europe via le territoire turc. Avant même la survenance de la crise en Ukraine, la Russie avait perturbé plusieurs fois l’exportation du gaz naturel iranien vers l’Europe. A présent, la Russie annonce que si l’Ukraine ne paie pas ses dettes à Moscou, le Kremlin pourrait décider de suspendre la vente de son gaz naturel à ce pays. En outre, la crise ukrainienne pourrait également avoir des conséquences négatives sur le processus du dialogue nucléaire entre l’Iran et les 5 + 1(Etats - Unis, Grande - Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne). Traditionnellement, la Russie défend la position de l’Iran dans ces négociations. Récemment, le vice - ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré que son pays n’a pas l’intention de se servir des négociations nucléaires avec l’Iran comme un levier de pression contre les puissances occidentales, mais que Moscou pourrait le faire si les dirigeants russes estiment qu’ils seraient obligés de le faire. En tout état de cause, pour le moment, on ne trouve pas un désaccord sérieux parmi les six puissances qui négocient avec l’Iran de l’avenir de son programme nucléaire civil. Certains analystes croient que la survenance des divergences de vue parmi les grandes puissances pourrait être dans l’intérêt de la république islamique d’Iran dans la mesure où l’Iran pourrait espérer pouvoir contourner les sanctions occidentales en développant ses échanges commerciaux avec la Russie. Et ce d’autant plus que la tension semble monter entre Téhéran et Washington après la décision de la Maison Blanche de ne pas délivrer de visa pour le nouvel ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU.