Le gaz sarin utilisé, lors du bombardement, en août dernier, à Ghouta, en banlieue de Damas, serait d’origine turque.
Cela a été révélé, dans un article choc de Seymour Hersh, journaliste célèbre pour ses révélations tapageuses, à l’échelle mondiale, entre autres, l’affaire de l’entraînement des membres du groupuscule terroriste des Monafeghin, sur le sol américain, de même que la révélation de la tragédie de la prison d’Abu Ghraïb. Dans un long article, publié dimanche, le journaliste d’enquête, Seymour Hersh, rapporte que les attaques au gaz sarin contre une banlieue de Damas, le 21 août 2013, ont été, en réalité, menées par des forces «rebelles» syriennes, pour le compte de la Turquie, afin de fournir un prétexte à une attaque américaine contre la Syrie. Hersh avait, fermement, précisé que le président américain avait menti sur l’attaque chimique, près de Damas. «Obama savait bien, lui-même, que les rebelles et paramilitaires en lutte contre le gouvernement de Damas, étaient en mesure de fabriquer et de produire des armements chimiques, mais qu’il n’en a pas informé l’opinion publique», a-t-il expliqué, ajoutant : «Par contre, Obama a présenté, lors de son discours télévisé du 11 septembre, le Président Assad, comme responsable de l’attaque chimique, près de la capitale syrienne». Hersh avait même indiqué, dans un rapport, que les Etats-Unis et l’Arabie saoudite s’étaient apprêtés, depuis 2007, à ce qui se passe, ces jours-ci, en Syrie. Hersh croit que l’ingérence turque, dans la guerre civile syrienne, n’a pas cessé. Il a interrogé un ancien responsable du renseignement qui croit que "nous sommes coincés, puisque la Turquie est membre de l’OTAN et qu’elle est un cas spécial. Si l’OTAN dévoile l’implication d’Erdogan concernant les gaz, nous risquons de mettre en colère cet allié essentiel à l’OTAN, dans la région". L’auteur démontre, également, que la Turquie avait la volonté d’utiliser et de manipuler les événements, en Syrie. Il mentionne un enregistrement qui s’est retrouvé, sur YouTube, quelques jours avant les élections. Il est question d’une false-flag opération, qui justifierait une incursion turque, en Syrie. Ainsi, la Turquie aurait voulu provoquer des frappes aériennes ou même une invasion terrestre, afin d’aider les rebelles de plus en plus divisés et incapables de battre, à eux-seuls, l’armée syrienne de Bachar al-Assad. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a chargé l’Organisation des renseignements nationaux turcs, (MIT), de mettre au point une provocation, qui donnerait un prétexte à une intervention directe de l’armée américaine. Hersh cite sa source: «Le MIT faisait la liaison politique avec les rebelles, et la Gendarmerie gérait la logistique militaire, les conseils sur place et l’entraînement, y compris l’entraînement à la guerre chimique», a indiqué l’ex-responsable des renseignements. Il est vrai que la Turquie souhaitait une intervention américaine, en Syrie, ce qui n’a pas eu lieu, malgré tous les efforts qu’Erdogan a déployés dans ce sens. Le processus en cours, en Syrie, n’a pas laissé, en fait, le champ libre aux ennemis, pour réaliser leurs projets belliqueux.