Le négociateur nucléaire en chef iranien, Abbas Araghchi, a déclaré que le pays ne négocierait pas sur les missiles balistiques, ajoutant que le réacteur à eau lourde d’Arak poursuit ses activités. " Le réacteur d’Arak est l'un des principaux problèmes de notre ordre du jour. Et comme il est stipulé dans l'accord, nous avons convenu d’apaiser les inquiétudes sur le réacteur. Nous croyons que nous pouvons minimiser les préoccupations utilisant des technologies modernes. Le réacteur d'Arak poursuit ses activités". Il a, en outre, ajouté que le pays poursuit ses activités d'enrichissement d’uranium et il n'y aurait pas d’« arrêt ». Ailleurs, il a fait ses allocations, en disant que, «le réacteur d'Arak ne sera jamais changé en réacteur à eau légère. Il y aurait quelques changements techniques. Il existe des moyens pour atténuer les préoccupations au niveau de plutonium". Téhéran et le P5 +1 ont discuté de tous les sujets inclus dans l'accord nucléaire intérimaire de Genève signé entre les deux parties en novembre, a-t-il ajouté. Le nouveau cycle de négociations sur le nucléaire entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, la Grande-Bretagne , la Russie , la France et la Chine - plus l'Allemagne a commencé mardi, dans la capitale autrichienne, Vienne. Abbas Araghchi a dit qu'il y a différents points de vue concernant le délai pour l'achèvement des négociations, mais un accord définitif est possible en moins de six mois. "Les discussions ont été utiles, constructives et réalisés dans une bonne ambiance, " a-t-il déclaré. Le négociateur iranien a affirmé que Téhéran poursuivra son programme d'enrichissement d’uranium, en disant "l'enrichissement continuera, il ne sera pas suspendu ou arrêté, mais ses dimensions sera déterminée au cours des négociations". il a également critiqué le secrétaire d'Etat américain pour ses dernières accusations que l'Iran cherchait une bombe nucléaire. Il a déclaré que Téhéran n'a rien à cacher et que tous les aspects de son programme nucléaire sont pacifiques. L'Iran et les six puissances mondiales ont atteint un accord intérimaire le 24 novembre 2013, dans la ville suisse de Genève. L'accord est entré en vigueur le 20 janvier. Selon l'accord de Genève, les six pays ont convenu de fournir à l'Iran un certain allégement des sanctions en échange, l'Iran accepte de limiter certains aspects de ses activités nucléaires pendant une période de six mois. Il a également été convenu qu'aucune sanction liée au nucléaire ne serait imposée à la République islamique dans le même laps de temps.