Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, a rencontré le roi Abdallah d’Arabie saoudite à Riyad lundi. C’était la dernière étape d’une tournée marathon au Proche et Moyen-Orient. Cette visite aux Saoudiens, visant d’une part à désamorcer les tensions avec les puissances arabes, et d’autre part, convaincre l’Arabie saoudite de demander à ses « rebelles » en Syrie d’aller à Genève, en Suisse. Mais, finalement, cette visite s’est révélée être destinée à apaiser la colère des dirigeants saoudiens face à l’attitude américaine à l’égard de l’Iran et de la Syrie…L’Arabie saoudite, principal allié arabe de Washington, est en colère contre Washington sur ce qu’il considère comme une politique étrangère faible. Discuter avec l’Iran est donc considéré comme faible, parce qu’il faut éviter la guerre. L’Arabie saoudite est donc sur la même ligne qu’Israël sur le dossier iranien. C’est assez étrange de lire que le roi Abdallah a dit à Kerry que les Etats-Unis permettent la construction de colonies israéliennes qui se poursuivent dans les territoires palestiniens occupés. Mais, le roi a aussi dit son étonnement quant à la position américaine en Syrie. Il est furieux car, le prince Bandar lui a signifié qu’il n’était pas au courant du renoncement américain. Il a découvert la volte-face américaine quand Obama avait demandé au Congrès de trancher. « Pourquoi ne pas nous informer avant ? », aurait demandé le roi. Pour conclure son propos, le roi a alors dit au Secrétaire d’Etat américain qu’il réunira ses alliés du Golfe, pour booster leur aide militaire aux rebelles,qui veulent renverser le président syrien Bachar al-Assad. Alors que tout le monde comprend qu’il est impossible pour ces djihadistes de vraiment gagner sur le terrain, ce chantage saoudien est incompréhensible…