Alors que Riyad(et d ' autres capitales arabes) s’inquiètent de l’ouverture américaine sur l’Iran, Téhéran est toujours sur ses gardes.
En témoigne la campagne de grande ampleur mise en place dans les rues de la capitale iranienne, pour mettant en garde contre la perfidie américaine. Intitulée « L’amitié des USA», la campagne est axée autour de plusieurs affiches publicitaires. L’une d’entre elles illustre deux négociateurs, un américain sur fond de drapeau américain et un iranien surplombé par le drapeau iranien. Alors que ce dernier semble avoir apporté avec lui une valise diplomatique, le supposé interlocuteur américain est par contre accompagné d’un chien en posture d’attaque. Dans d’autres affiches, le négociateur américain est présenté vêtu d’une veste de costume, apparente par - dessus la table, et d’un pantalon treillis militaire, visible en dessous de la table des négociations. Commentant cette campagne, une source iranienne ayant requis l’anonymat a confié pour le journal libanais Assafir que les États - Unis n’ont rien d’un agneau innocent. « Raison pour laquelle nous devons rester sur nos gardes. Car ils affichent publiquement de bonnes intentions, alors qu’ils dissimulent les choses moches pour nous surprendre», explique cette source. La position du représentant du guide suprême, l’Imam Ali Khamenei, dans la force maritime des gardiens de la révolution, Ali Shirazi est venue corroborer cet état de suspicion auprès de la classe dirigeante iranienne. « Les Etats - Unis qui sont le symbole du diable poursuivent leur arrogance et leur rejet du vrai, on ne peut se réconcilier ni traiter avec eux», a - t - il dit. Selon lui, pour pouvoir négocier avec les Américains, ils devraient cesser leur arrogance et leur diableries ainsi que leur criminalité, tout en exprimant leur regrets pour toutes leurs positions hostiles à l’encontre de la république islamique d’Iran et lui indemniser les dégâts et les dommages causés durant ces années qui ont suivi la victoire de la révolution islamique.