Les révélations sur l ' ampleur des programmes de surveillance de la NSA des citoyens américains aussi bien que des chefs d ' État étrangers suscitent des craintes aux États - Unis sur la supervision d ' une agence que certains croient devenue incontrôlable.
Les métadonnées téléphoniques des citoyens américains enregistrées, les communications de millions de Français écoutées, le portable de la chancelière allemande sur écoute… Depuis juin, les fuites d ' Edward Snowden, un ancien consultant de l ' agence chargé de la surveillance des communications, ont ouvert la boîte de Pandore et mis l ' administration Obama sur la défensive. Elle a été contrainte de reconnaître les inquiétudes des Américains sur le respect de leur vie privée et l ' affaire a affaibli la position du président, Barack Obama, vis - à - vis de ses alliés européens, du Brésil ou encore du Mexique. Au point de s ' interroger sur la nécessité avancée par les patrons du renseignement de collecter tant de données au nom notamment de la lutte contre le terrorisme. «Nous voulons être sûrs que nous collectons du renseignement parce que nous en avons besoin et pas parce que nous le pouvons», a admis jeudi Lisa Monaco, une conseillère du président pour l ' antiterrorisme. Dans une tribune dans leUSA Today, elle a toutefois plaidé que le renseignement américain faisait l ' objet de «davantage de restrictions et de supervision que n ' importe quel autre pays dans l ' histoire».