Amnesty international publie, ce mardi ۲۲ octobre, un rapport exhaustif et à charge contre les Etats - Unis.
Elle les accuse dans certains cas précis de crimes de guerre et d ' exécutions extrajudiciaires dans le cadre de ses opérations dans le nord - ouest du Pakistan. L ' absence quasi - totale de transparence autour du programme de drones est qualifiée «de permis de tuer». L ' impressionnant travail de terrain effectué dans des conditions dangereuses a permis de démontrer que les attaques de drones violaient les droits humains élémentaires. «Nous disposons de nouvelles preuves tangibles que les Etats - Unis sont responsables d ' homicides illégaux dans les attaques de drones, explique Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie - Pacifique d ' Amnesty international. Certains de ces homicides peuvent être qualifiés d ' exécutions extrajudiciaires ou de crimes de guerre». Dans neuf cas de frappes de drones dans le Waziristan du nord, perpétrées entre janvier ۲۰۱۲ et août dernier, Amnesty relève des preuves irréfutables que des civils ont été pris pour cibles. Des femmes, des ouvriers, des enfants, qui ne constituaient aucune menace. Leur homicide arbitraire est donc un crime qui relève du droit international.