L'Iran rejette les conditions posées par les Etats-Unis à sa participation à la conférence de paix en Syrie que les grandes puissances tentent d'organiser à Genève, rapportent mercredi les médias iraniens. Washington a entrouvert lundi la porte à la participation de la République islamique à "Genève II", mais à condition que Téhéran avalise la déclaration de Genève du 30 juin 2012, qui appelle notamment à la formation d'un gouvernement de transition à Damas. La porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté mardi soir toute condition préalable à l'intégration de Téhéran au processus diplomatique visant à mettre fin à la guerre civile en Syrie. "Si notre participation est utile à la recherche d'une solution (pacifique), il serait inacceptable de poser des conditions à l'invitation de la République islamique d'Iran et nous n'accepterons aucune condition", a dit Marzieh Afkham, citée par la chaîne officielle Press TV. La porte-parole a ajouté que le fait de maintenir l'Iran à l'écart "priverait les négociations du rôle constructif de Téhéran". Lundi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que Moscou et Washington souhaitent convoquer à la mi-novembre cette conférence internationale de paix sur la Syrie. Moscou avait insisté à plusieurs reprises sur la participation de l'Iran à Genève 2, qualifiant sa présence de «nécessaire».