BASKET - Le meneur de jeu des Bleus a tenu l ' équipe de France à bout de bras face à l ' Espagne…

«Quand ça finit comme ça, on en rêverait presque. Alors que c ' était presque un cauchemar en première mi - temps. On n ' a tenu que par la grâce de Tony(Parker) et on sentait bien que si on ne se lâchait pas, il n ' y avait pas d ' autre issue que la défaite. Donc à la mi - temps, on s ' est dit de simplement jouer, se relâcher, défendre chaque possession, et jouer jusqu ' au bout quoi qu ' il arrive, sans peur. L ' adresse est revenue, on a eu de la réussite.» Résumée comme ça par Vincent Collet, la victoire de l’équipe de France face à l’Espagne en demi - finale de l’Euro tient du miracle. Ce qui n’est pas tout à fait faux si l’on considère que les Bleus, hors Parker, ont paru complètement tétanisés par leur bête noire pendant deux quarts - temps.> > Le match à revivre en live comme à la maison«Tony a juste été extraordinaire», résume sobrement Antoine Diot, le premier à déclencher le tsunami offensif des Bleus à trois points après la pause(۸ shoots rentrés de rang), avant d’être enfin accompagné par les tauliers du groupe, Diaw en tête. «Ça ne s ' est pas fait du jour au lendemain. Il y a quelques années, on prenait ۳۰ points contre eux. Après on en a pris ۱۵, après on les jouait dans les dernières minutes. Et ce soir,on gagne après prolongation. Donc je suis vraiment fier de l ' équipe, du groupe France, d ' avoir progressé année après année pour enfin les battre ce soir.»«Il reste un match à jouer» Reste une marche à gravir, la plus haute, face à la Lituanie, dimanche en finale. La même Lituanie qui a facilement battu une équipe de France sur courant alternatif en poule. Presque un autre siècle. C'est le destin. Il y a des moments où ça bascule. Maintenant, il y a une autre équipe aussi forte qui nous attend. On n'a pas du tout le même état d'esprit qu'il y a deux ans», assure Collet. A l’époque, les Bleus s’étaient crus arrivés avant même de défier l’Espagne. Une erreur qu’ils ne reproduiront plus, prévient Diaw: «Après la demie, tout le monde était très euphorique et on n'a pas abordé cette finale comme on l'aurait dû. Et c'est un peu ce qu'on a réussi à garder de ce championnat d'Europe en Lituanie, c'est qu'il reste un match à jouer. C’est la différence, c'est l'expérience qu'on a gagné par rapport à il y a deux ans.» Laquelle doit suffire pour enfin permettre à la génération Parker de gagner un grand titre en équipe nationale.