"Mes promesses, je les tiendrai", déclarait le candidat François Hollande. Mais, comme la plupart de ses prédécesseurs, le Président Hollande a, rapidement, déchanté, et appris à faire des promesses, sans les tenir. C'est ainsi que, le 9 septembre 2012, sur le plateau du "20 heures" de TF1, le chef de l'Etat français garantissait d'"inverser la courbe du chômage, d'ici un an". Une promesse répétée, lors des vœux présidentiels du 31 décembre, et repoussée de trois mois, à l'occasion : "Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage, d'ici un an, coûte que coûte." Moquée, la promesse était, pourtant, réfléchie : elle reposait sur l'espoir d'une conjoncture un peu moins récessive, mais aussi – et surtout – sur la montée en puissance des emplois aidés, mis en place, au début du quinquennat. Mais, un an plus tard, force est de constater que le pari est raté, et la promesse, non tenue. Avec 8. 100 demandeurs d'emploi de plus, en catégorie A, en juillet, le chômage a connu son vingt-septième mois de hausse consécutive, ce, dans toutes les catégories (jeunes, 25-55 ans, seniors). Depuis 2008, l'augmentation se poursuit, sans qu'une autre tendance se dessine. Il reste, maintenant, jusqu'au 31 décembre à M. Hollande et son gouvernement, pour inverser la fameuse courbe. Au début de juillet, il se disait "confiant sur l'inversion de la courbe du chômage. Nous allons y arriver". En attendant, l'UMP ne s'est, évidemment, pas privée de cette occasion de railler M. Hollande. Dans un communiqué, Camille Bedin, secrétaire générale adjointe du parti, estime que "la situation s'est même aggravée", en un an, et juge "urgent que François Hollande fasse de l'emploi sa priorité, au lieu d'attendre, les bras ballants, un retour de la croissance mondiale".